Sous les notes de piano de Patrick Fouque, la voix de Fil Alex poétise la vie d’un homme, retraçant les étapes qui ont forgé son existence. Intitulé Nuit blanche, le spectacle monté par La Compagnie Le Fil à la Pat et qui sera joué ce dimanche 8 février (15h) à l’Idéethèque, est un mariage subtil entre théâtre et chanson française. « Quand on ne dort pas, on passe par tous les états, de l’angoisse à la déprime », raconte Patrick.
Plus qu’un concert, un spectacle. Décor, mimiques, costumes et accessoires participent à une mise en scène vivante et interactive. Issu du théâtre, Fil Alex veut réussir à « captiver le public ». Pour les deux artistes, ce qui prime par-dessus tout, c’est le travail de la scène, malgré la sortie prochaine d’un disque.
Complicité mélodique
Avant Nuit blanche, le duo s’était déjà produit notamment au Festival d’Avignon, avec un premier spectacle, Bestiaire et autres vers. Douze ans après leur rencontre, ceux qui se définissent aujourd’hui comme des amis en sont à leur deuxième proposition artistique. Tous deux, professeurs de musique et passionnés par leur art depuis toujours, racontent avoir trouvé une complicité naturelle presque immédiate. « Ce qui fait qu’on adore jouer ensemble, c’est ce feeling, cette amitié », confie le pianiste.
Au-delà de cette alchimie, le soin apporté à la construction du spectacle et le lien qu’ils tissent avec le public les encouragent. « Évidemment, il y a toujours un trac quand on va sur scène, explique Fil, mais on a confiance en notre spectacle. Il faut être complice, bien dans l’humeur, être présent quoi ! Mais sinon, il a déjà fait ses preuves. »
Crescendo
Ils expliquent le succès de Nuit blanche par ce qu’il éveille chez les spectateurs, touchés par les émotions qui « montent crescendo » au fil des morceaux. « Plus on avance, plus les chansons sont profondes », révèle Fil, qui en est à la fois l’interprète et l’auteur. Parmi les 14 morceaux, un semble marquer à la fois les musiciens et le public, celui dans lequel « deux petits vieux qui se tiennent la main partent ensemble ». Pour Patrick, Ils marchaient est sans doute leur « chanson phare, celle qui fait le plus mal mais qui plaît le plus ».
Ce dimanche, à l’auditorium des Pennes-Mirabeau, Fil et Patrick espèrent, comme à chaque représentation, parler au public et lui transmettre un message : « Aimez-vous et profitez de la vie, faites du bien aux autres, suivez votre chemin et allez au bout de ce que vous pouvez faire. »