Alexandre Astier reste indissociable de
Kaamelott, la série culte comme les films
dérivés.
Déjà parce que, l’acteur-réalisateur-créateur, en
est l’homme orchestre dans tout ce qu’il peut avoir de control
freak. Ensuite parce que, il faut bien l’avouer, son ‘bébé’
l’occupe énormément depuis plus de 20 piges. Alexandre Astier,
donc, en deux décennies, est devenu une figure de la pop culture
française à lui tout seul. Adoubé par une certaine intelligentsia,
porté aux nues par le public. Et, surtout, érigé au rang de
démiurge intouchable par ses fans hardcore.
Pourtant,
Astier, malgré tout l’amour qu’il porte à ses fanzouzes, a lui
aussi ses limites.

Alexandre Astier porte toutes les casquettes de
Kaamelott

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Alexandre Astier a
bien compris ce vieil adage. Il en a même fait, quelque
part, sa philosophie de vie.
On dit ‘quelque part’ car
celui-ci bosse tout de même entouré des siens : père, mère,

belle-mère, demi-frère, enfants, etc…
Mais, malgré tout, il
reste celui qui porte toutes les couronnes dans Kaamelott.
Pardon, toutes les casquettes. Car Astier est un véritable
chef d’orchestre !

Astier est le créateur, le réalisateur, l’interprète
principal, le dialoguiste et même le compositeur de
Kaamelott.
Peut-être même qu’on oublie une
casquette. Durant plus de 20 ans, celui-ci, en s’inspirant autant
des répliques cultes d’Audiard, et l’humour
référencé arthurien des Monty Python, a fomenté
l »œuvre française la plus geek qui soit. On y suit les aventures
d’Arthur Pendragon et ses pieds de nickelés de la
Table ronde

L’acteur-réalisateur a mené son Kaamelott sur grand
écran

Au départ, Kaamelott vient combler la case télé
laissée vide par Caméra Café.
Après de nombreuses
saisons, le format court humoristique d’M6 tire sa
révérence, baisse le rideau. Ainsi, dans un format d’à peine 4
minutes, les saynètes burlesques d’Astier prennent la relève. Sauf
que l’auteur a de la suite dans les idées. Il imagine aller
beaucoup plus loin avec sa création. Les saisons avancent,
la durée des épisodes s’étalent.
Ce n’est pas tout.

La saison 5 impose une rupture marquante. La tonalité
vire au drame, l’ambition se veut plus cinématographique.

On apprend à ce moment-là qu’Astier rêve de conclure sa série au
cinéma, dans une trilogie façon
Star Wars première époque ou Le Seigneur des Anneaux.
Entretemps, car cela va prendre du temps, le premier film sortant
en 2021 et le second en 2025, il lance la saison 6. Un chouette
préquel déroulant la jeunesse d’Arthur à Rome.

Alexandre Astier : cette réaction
dingue devant ses fans

Alexandre Astier, en se lançant dans l’aventure du grand écran,
doit se plier au jeu de la promo. Passage
obligatoire pour vendre son produit au public, et rameuter les
foules dans les salles obscures. S’il était plutôt discret à la
base, on peut dire que, pour Kaamelott – Premier Volet et
Kaamelott – Deuxième Volet, partie 1, Astier a donné de sa
personne. Il est notamment passé dans LEGEND animé par
Guillaume Pley sur YouTube.

Là, il raconte sa carrière, la saga Kaamelott de long
en large, n’est pas avare en anecdotes de fabrication. Puis, durant
un instant, à la demande de l’animateur du podcast, Astier s’arrête
un temps sur ses fans les plus dingos. Des adorateurs
n’hésitant pas à se tatouer en lien avec
Kaamelott.
Le logo de la série mais aussi des
répliques phares et même… Le visage d’Arthur incarné à l’écran par
Astier himself ! Aïe, ça dérape. “Ça te fait plaisir
quand il y a des mecs qui…”, lance Guillaume Pley en montrant
une photo d’un tatouage. Alexandre Astier le coupe : “Ah
putain… Bah, ça me fait plaisir…” On sent l’acteur-réalisateur
marcher sur des œufs. “Il est pas mal.”, renchérit
l’intéressé en laissant transparaître une certaine morosité. Avant
d’ajouter : “Imagine qu’il regrette [de s’être fait
tatouer, NDLR]” Pley relance : “T’as déjà eu des gens qui sont
venus dans la rue te montrer leur tatouage ?”  Astier,
tout aussi blasé, répond : “Ouais, c’est arrivé… Je
suis très gêné parce que je me dis ‘
Bon,
c’est bien, je sais pas trop quoi vous dire’
[…]
“’Merde’, en principe, ça colle avec tout.”, comme dirait
Léodagan de Carmélide dans Kaamelott.