Sans doute l’un des acteurs les plus iconiques et importants du J-RPG, Tetsuya Nomura a œuvré sur la création des personnages, le visuel des combats et le scénario de Final Fantasy VII dans les années 90 : vous vous doutez bien que le bonhomme connaît le projet sur le bout des doigts et qu’il a encore une poignée de secrets dans sa besace à son sujet. À l’occasion des vingt-neuf ans du jeu (ça fait mal, hein ?), le développeur a donc partagé un artwork de FF 7 qui n’avait été partagé que partiellement il y a bien longtemps : cette fois-ci, on parle bien de la version complète, que voici.

Tout vient à point à qui sait attendre

En fait, il se trouve que ce croquis servait à illustrer une ambition précise des développeurs : la volonté de faire des combats dans des arènes en 3D dynamiques. « Contrairement aux précédents opus de Final Fantasy, celui-ci devait proposer des combats non pas sur des champs de bataille fixes, mais au sein d’un environnement urbain tridimensionnel en mouvement », explique Nomura.

« Finalement, ce type de combat n’était pas présent dans le jeu original », continue-t-il. Il faut dire que les limitations de la PS1 étaient déjà là et que Square travaillait d’arrache-pied pour édifier une vraie baffe technique, sans pouvoir réaliser toutes ses volontés graphiques non plus. « Cela a toutefois été rendu possible dans les remakes de FF7. C’est pourquoi je serais ravi que vous continuiez ce projet de refonte ambitieux, où des éléments techniquement impossibles à réaliser dans l’original peuvent enfin être concrétisés dans les remakes. »

Voilà : cet artwork, et ce désir de faire des combats dynamiques dans des environnements en 3D explosifs, n’ont pu être appliqués véritablement qu’en 2020 dans FF VII Remake. Une belle revanche sur les limitations techniques de l’époque, peut-on dire : n’oubliez pas que ledit remake se compose de trois parties, dont la prochaine est actuellement en cours de gestation. Un très gros projet et, qui sait, qui pourrait bien exaucer d’autres vieux souhaits de Square, intouchables dans les années 90.