FOCUS – « This is Europe’s response, and it is happening now. »1C’est la réponse de l’Europe, et ça commence maintenant. Cette phrase, prononcée vendredi 30 janvier 2026, lors de l’inauguration de la ligne pilote Fames au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Grenoble, résume l’ambition européenne : reprendre le contrôle d’un secteur stratégique, celui des semi-conducteurs. Avec 830 millions d’euros d’investissements publics, ce projet s’inscrit dans le cadre du Chips Act, adopté en 2022 par l’Union européenne pour renforcer la souveraineté technologique de l’Europe, aujourd’hui dépendante à 93 % des importations asiatiques et américaines.
« Nos équipes sont là pour transformer des idées innovantes en produits qui arrivent à la bonne heure et au bon coût sur le marché. Et nous voulons que ces produits soient plus sécuritaires, plus durables, et fabriqués en Europe. » Ces mots de Sébastien Dauvé, directeur du CEA-Leti, résument l’ambition exprimée lors de l’inauguration de la ligne pilote Fames, le 30 janvier 2026, à Grenoble.
Fames n’est en effet pas un simple projet local, mais une initiative européenne coordonnée par le CEA, conçue pour accélérer l’innovation et réduire le délai entre la recherche et l’industrialisation.
Le Chips Act : une réponse ambitieuse à une dépendance critique
Face à la domination asiatique et américaine, le Chips Act structure une réponse européenne en trois axes : renforcer la recherche et le développement, stimuler l’investissement industriel, et sécuriser la chaîne d’approvisionnement.
« Nous ne pouvons pas rivaliser avec les investissements asiatiques qui se comptent en centaines de milliards. Mais nous devons être compétitifs, où nous avons de vraies forces, où l’industrie européenne a de vrais besoins », a rappelé Kilian Gross, directeur des technologies émergentes à la Commission européenne.
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