Par
Fabienne Marie
Publié le
7 févr. 2026 à 18h56
En 1539, François Iᵉʳ cherche un moyen simple de renflouer les caisses. Toujours au fait des décisions de ses voisins italiens, le roi s’inspire de leur loterie instaurée dans les villes de Florence, Venise et Gênes, pour lancer le premier jeu d’argent en France.
Le monarque émet le 21 mai, l’édit de Châteaurenard, qui autorise les jeux d’argent moyennant le versement d’un droit au Trésor royal.
Les participants à cette loterie achètent des billets dont seuls les noirs, en minorité par rapport aux blancs, sont gagnants.
Mais le succès n’est cependant pas au rendez-vous car l’État se montre trop gourmand et ponctionne un trop important pourcentage par rapport aux mises. La Blanque comme on l’appelle à l’époque, est alors abandonnée.
Abandonnée puis relancée à plusieurs reprises
L’idée est relancée en 1644 par Mazarin qui propose comme lots des objets précieux. Il s’agit de financer les églises et les institutions de piété. Le 15 octobre 1757. Louis XV établit une loterie permanente pour financer sa nouvelle École militaire. Comme un impôt déguisé, Louis XVI fonde la Loterie royale en 1776. L’ancêtre de notre loterie d’aujourd’hui.
La Révolution condamne sévèrement la pratique de la loterie royale qui est supprimée en 1791. Elle renaît temporairement de ses cendres en 1799 lorsque Napoléon veut à son tour profiter des revenus engendrés si facilement avant de disparaître définitivement en 1836.
La loterie nationale française est finalement née le 22 juillet 1933 pour venir en aide aux « gueules cassées », en référence à ces soldats blessés au visage pendant la Première Guerre mondiale.
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