Dans un nouveau livre coup de poing, la romancière américaine s’attaque aux tares de la société contemporaine. Nous l’avons rencontrée lors de son passage à Paris.

Lionel Shriver a du cran : il en faut, en ces temps de calomnies virales, pour se colleter aux sujets sensibles. Après l’obésité, l’addiction au sport, le culte de la performance, l’Américaine, britannique d’adoption, nous revient, plus féroce que jamais, avec Hystérie collective. La descente aux enfers d’une professeur d’université dans une Amérique enrégimentée sous la bannière débilitante de l’égalitarisme intellectuel. Une satire à peine voilée du wokisme ?

C’est peu dire que l’auteur de Il faut qu’on parle de Kevin, son plus grand succès à ce jour, surprend lorsqu’on la rencontre à Paris vers Montparnasse. Crânement juché sur des stilettos de cuir noir, ce gabarit XXS en impose. La toux qui s’accroche depuis son arrivée n’amoindrit ni l’énergie rentrée qui la porte, tel un boxeur avant combat, ni l’acuité presque dérangeante du regard où crépite un intellect qu’on sent capable de faire feu de tout bois. L’intelligence, nouvelle peste de cette dystopie issue de la pandémie Covid…

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Le Figaro

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