Battu en 2020 après un scrutin très disputé, l’ex-édile entend revenir avec une liste «hors des partis», dans une bataille qui s’annonce à nouveau très ouverte pour la septième ville de France.
L’ancien maire divers gauche de Montpellier Philippe Saurel a annoncé samedi soir sa candidature pour les élections municipales de mars, face au maire sortant qui brigue un second mandat, le socialiste Michaël Delafosse.
L’histoire se répète mais à l’inverse: Philippe Saurel, chirurgien-dentiste de profession, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, avait été élu en 2014 à Montpellier en tant que dissident socialiste. Mais il avait été battu en juin 2020 au deuxième tour par son principal challenger Michaël Delafosse.
Qualifiée à l’époque d’élection la plus folle de France ou la plus incertaine par certains médias et observateurs, le scrutin municipal montpelliérain de 2020 avait opposé 14 listes au total. «Je porterai une liste hors des partis politiques, citoyenne avant tout, divers gauche, écologiste et soutenue par le mouvement centriste UTILES. On peut être sans étiquette politique et avoir des idées», a annoncé samedi soir M. Saurel sur son compte X.
Parmi ses promesses: «faire en sorte que la ville soit réparée, retrouve une liberté dans la vie au quotidien et puisse envisager ainsi le très bel avenir qu’elle mérite», poursuit le candidat âgé de 68 ans, ex-socialiste qui entretient des relations exécrables avec ses anciens camarades – dont Michaël Delafosse et la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga.
Depuis sa défaite en 2020, Philippe Saurel s’est montré relativement discret sur la scène médiatique –même s’il a néanmoins alerté, en juillet 2025 dans Midi Libre, sur «une situation calamiteuse» des finances de la Métropole de Montpellier, évoquant un lourd surendettement. Dans la bataille pour la septième ville de France (300.000 habitants), Philippe Saurel aura fort à faire. Notamment avec la concurrence de Michaël Delafosse, professeur d’histoire-géographie de 48 ans, qui défend aujourd’hui «une consolidation de la politique écologique et sociale» enclenchée lors de son premier mandat.
Son fait d’arme principal est l’instauration de la gratuité des transports en commun pour les 500.000 habitants de la Métropole et la construction d’une cinquième ligne de tram, inaugurée en décembre. Il brigue un second mandat cette fois en position de force face à des oppositions fractionnées à gauche et à droite. Sont également candidats aux élections municipales des 15 et 22 mars: le milliardaire franco-syrien Mohed Altrad, président du club de rugby MHR (Top 14), l’humoriste Rémy Gaillard -tous deux déjà candidats en 2020–, mais aussi la députée LFI Nathalie Oziol.