Il se dit ouvert à l’idée, « au cas par cas ». Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, n’a pas exclu samedi des « listes d’union » ou de « rassemblement » au deuxième tour des élections municipales en cas de « danger de voir l’extrême gauche » l’emporter.

« Nous n’excluons rien par principe », a répondu l’eurodéputé, interrogé par BFMTV. « L’essentiel aujourd’hui est que les Français accordent, et que les patriotes accordent, aux listes du Rassemblement national et de ses alliés la dynamique la plus forte possible au premier tour », a exposé le président du RN.

« S’agissant du second tour, nous ferons évidemment du cas par cas. (…) Maintenant, moi, je ne suis pas fermé à ce qu’il y ait des discussions sur de potentielles listes d’union ou listes de rassemblement au second tour si, évidemment, il y a un danger de voir l’extrême gauche s’emparer d’un certain nombre de municipalités », a développé Jordan Bardella.

« En fonction des circonstances »

« Nous regarderons qui, au cas par cas, est partisans d’une discussion sur la sécurité, sur le rétablissement des comptes publics, sur la défense de la laïcité, de nos traditions, de notre identité dans les communes. Et, en fonction évidemment des circonstances, nous tendrons la main à de potentiels alliés qui pourraient eux aussi d’ailleurs être dans une démarche d’union et de rassemblement », a-t-il poursuivi.

Comme on lui demandait par ailleurs si le Premier ministre Sébastien Lecornu, après l’adoption du budget, allait rester à Matignon jusqu’à l’élection présidentielle, Jordan Bardella a répondu : « il ne faut jamais dire jamais en politique ».

Mais l’hypothèse de la dissolution, « naturellement, s’éloigne et elle s’éloigne parce que les Républicains, le Parti socialiste ont fait le choix d’être les béquilles d’Emmanuel Macron ».

Soutien à Marine Le Pen

Le président du RN a réitéré samedi son soutien à Marine Le Pen à l’occasion d’une visite à Agde (Hérault) et Carcassonne, son premier déplacement dédié aux municipales.

La cheffe de file du RN est jugée en appel à Paris avec dix cadres du parti pour avoir employé, auprès d’eurodéputés, des assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen mais dont l’activité aurait été au seul bénéfice du FN (devenu RN).

La procureure générale a notamment requis à son encontre cinq ans d’inéligibilité, une peine qui pourrait mettre à mal ses ambitions pour la présidentielle de 2027.

« Ce sont les circonstances qui feront le ou la candidate à l’élection présidentielle pour notre mouvement, bien sûr. Et ce sont évidemment les circonstances judiciaires », a-t-il dit sur BFMTV, en précisant ne pas souhaiter « se placer dans cette hypothèse » d’un empêchement de Marine Le Pen.