Remco Evenepoel a lâché ses rivaux à treize bornes de l’arrivée. ©VKALe lieutenant de Vingegaard pense qu’Evenepoel sera encore plus dangereux dans sa nouvelle équipe : « Remco va franchir un grand pas cette saison »
Un bonnet sur la tête et en se frottant les mains transies par le froid, il pouvait jubiler. Sur un parcours qu’il connaît sur les doigts de la main – « J’aurais pu le faire à l’envers », avait-il répété au départ – pour s’y entraîner lorsqu’il est dans son appartement de Calpe, il a réussi la course parfaite, bien aidée par une équipe Red Bull-BORA-hansgrohe très appliquée et un Giulio Pellizzari déjà phénoménal à 22 ans. Il a attendu la dernière des cinq difficultés, le Puig de la Llorença (5 km à 9 % de moyenne), un col de 1re catégorie, pour placer son attaque. Elle fut décisive et lui permit de distancer la concurrence avant de se lancer dans un effort en solitaire dont il raffole.
Joao Almeida deuxième à 29 secondes
Au final, Joao Almeida, le plus costaud des autres, a franchi la ligne juste devant Pellizzari, à 24 secondes du nouveau maillot jaune. Ce dimanche, lorsqu’il s’élancera pour entériner son succès dans une épreuve qu’il termina deuxième en 2022, Remco Evenepoel aura le moral au zénith. « Tout se passe à merveille cette semaine. Même les temps gelés lors du chrono n’ont pas perturbé mes plans », précisa-t-il tout en récupérant sur les rouleaux.
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Aujourd’hui, il compte 29 secondes d’avance sur Almeida, 31 sur son précieux lieutenant Pellizzari et 35 sur un autre Italien, Antonio Tiberi. Et même si le Portugais et le Transalpin devraient essayer quelque chose dans le Puerto del Oronet (3e cat.) ou celui del Garbi (1re cat.), ceux-ci arriveront en tout début d’étape. Et on ne voit pas bien comment le Brabançon pourrait perdre son maillot jaune. Il porterait alors son compteur à cinq succès individuels et un chrono par équipes depuis l’entame de la saison.
guillement
C’est tellement grisant d’achever le travail dans ces conditions. »
« On peut parler de débuts rêvés, oui. Tout ça me donne des ailes, affirma-t-il en référence au sponsor principal de sa formation. C’est vraiment formidable de pouvoir ponctuer de la sorte une telle étape. Dès le départ, nous avons dicté les débats exactement comme nous le voulions. Je suis aux anges ! Franchement, mes équipiers abattent un boulot incroyable. D’Arne (Marit) au début jusqu’à Vlasov et Giulio (Pellizzari), ils ont été parfaits. Je ne peux que leur tirer un grand coup de chapeau. C’est tellement grisant d’achever le travail dans ces conditions. » Et, donc, de s’envoler à treize bornes de l’arrivée vers la 71e victoire de sa carrière.
« Et quand je vois le rendement de toute l’équipe, je me dis que l’on ne devrait pas être mis en difficulté d’ici l’arrivée à Valence. » Le temps de s’enfoncer dans la camionnette qui l’attendait après son récital et Remco Evenepoel lança un clin d’œil en direction de ses supporters, toujours aussi nombreux et démonstratifs.