Le JDD. Vous êtes adjointe au maire LR du 17e arrondissement. Aujourd’hui, pour qui battez-vous réellement campagne ?

Aurélie Assouline. Je suis élue Les Républicains – et je reste fidèle à ma famille politique – mais mon parti a fait le choix d’investir une candidate qui appartient au gouvernement d’Emmanuel Macron. J’en prends acte, mais je fais un autre choix. Je rejoins le projet de Sarah Knafo. Le cap qu’elle porte est le seul à assumer pleinement une ambition de droite pour Paris et sa dynamique rassemble, au-delà des appartenances, tous ceux qui veulent que Paris rayonne de nouveau.

Vous aviez de nombreuses options au sein de la droite. Pourquoi Sarah Knafo ?

Depuis 30 ans, la droite parisienne n’a pas porté de grands projets pour Paris. Avant l’entrée de Sarah Knafo en campagne, il n’y avait que des mesures de gestion du déclin, quelques marqueurs supposés de droite, mais aucune ambition réelle pour transformer la capitale. Sarah est arrivée avec un programme que la droite parisienne n’avait jamais produit : structuré, sérieux, chiffré et budgété, pensé pour gouverner sans démagogie, utilisant la technologie au service de l’action publique. Nous sommes nombreux aux LR à penser que Sarah porte ce que la droite mérite depuis tant d’années.

En quoi le programme de Sarah Knafo répond-il aux attentes de vos électeurs dans le 17e arrondissement ?

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Beaucoup me disent qu’ils envisagent de quitter Paris, parfois à contrecœur, parce qu’ils ne reconnaissent plus leur ville et n’y sont plus en sécurité. Le programme « Une ville heureuse » répond à ces inquiétudes, mais c’est aussi le respect qu’elle a des gens et son tempérament, qui font que Sarah Knafo recrée de l’espoir là où régnait le fatalisme. Elle m’a fait l’honneur de me désigner tête de liste dans le 17e arrondissement. Je porterai ce projet pour un 17e heureux.

Votre soutien est-il le signe que Sarah Knafo peut réaliser l’union des droites ?

À Paris, Sarah est la seule à pouvoir la réaliser. Elle a décidé d’ouvrir sa liste et son projet à différentes sensibilités, de se présenter sans étiquette pour accueillir des entrepreneurs, des ingénieurs, des mères de famille jamais encartées, mais aussi des personnalités qui, comme moi, gardent leur fidélité politique. 

Nous sommes de plus en plus nombreux aux LR à nous reconnaître dans le cap qu’elle porte. Elle montre que pour elle, l’union des droites se fait dans le respect des sensibilités de chacun, autour d’un projet clair. Telles sont les raisons pour lesquelles je la soutiens.

Vous êtes engagée de longue date dans la lutte contre l’antisémitisme. Depuis le 7 octobre, avez-vous le sentiment que quelque chose a basculé à Paris ?

Oui, indéniablement. Le 7 octobre a agi comme un révélateur brutal de notre faillite morale et politique. Au lendemain des massacres, j’ai créé le « Collectif 7 Octobre » pour défendre les otages et leurs familles. À l’origine, il s’agissait de coller des affiches avec leurs visages. Très vite, même les affiches de bébés détenus par le Hamas ont été arrachées. Ce fut une déflagration : l’antisémitisme s’exprime désormais sans complexe. LFI en fait un projet politique assumé.