Après avoir éliminé Frontignan (Proligue) au tour précédent, les Aixois s’attendaient à une adversité plus relevée pour ce quart de finale de Coupe de France. Une nouvelle fois en déplacement dans l’Hérault, le Pauc n’a pas eu de surprise en se faisant dominer à Montpellier (34-27), samedi 7 février. La marche s’est révélée bien trop haute pour les Aixois. Avant la rencontre, ils savaient que le match parfait était quasi obligatoire pour l’emporter sur le parquet montpelliérain, l’un des trois mastodontes français. L’équipe d’Erick Mathé a d’ailleurs fait de la coupe nationale son principal objectif, étant déjà tenant du titre.
Face à ce genre de formation, un moment de relâchement se paie cash et les Aixois ont pu le constater à leurs dépens. Alors qu’ils se montraient plutôt séduisants pour leur retour à la compétition, après la pause internationale, les Provençaux se faisaient punir dès leur premier coup de moins bien en encaissant un violent 10-3 dans le deuxième quart d’heure du premier acte (7-11, 16e à 17-14, 30e). Décourageant pour Aix tant ils donnaient du fil à retordre à Montpellier avec des tirs canons de Kalandadze (cinq buts) et un Brouzet très propre (3/3 à la pause). Cela durant les vingt premières minutes, mais un match de handball dure trois fois plus.
» Une défaite totalement logique »
Et malgré un retour à deux unités au cours de la seconde période (21-19, 42e), le Pauc n’arrivait pas à faire douter Montpellier, à l’image de Desbonnet. Le gardien international montpelliérain dégoûtait respectivement Ong et Loesch en s’installant sur sa ligne sur les jets de 7 m, avant d’effectuer des relances mettant sur orbite les contre-attaques héraultaises. Acculés, les Aixois manquaient de second souffle et restaient incapables d’endiguer les vagues adverses. Les nombreuses pertes de balles concédées n’aidaient pas dans ce sens. L’écart se creusait et les Provençaux cédaient.
Montpellier ne réussit définitivement pas à Aix, qui s’incline pour la 11e fois de suite contre cette formation et prend la porte en coupe. « C’est une défaite totalement logique. On a été dominés physiquement. Sur le rythme, on n’aurait pas tenu, et cette fin de première nous a un peu mis dedans. On a vraiment été mis à mal sur ce qui fait notre ADN : la défense « , regrettait l’entraîneur Éric Forêts. « Battre Montpellier à Montpellier, ça aurait été un vrai exploit. »
MONTPELLIER 34 – 27 AIX
FDI Stadium.
Mi-temps : 17-14.
Montpellier : Desbonnet (11 arrêts sur 37). Simonet (2 buts sur 4 tirs), Villeminot (2/3), Moraes (2/2), Thurin (3/5), Casado (3/4), Lenne (1/2), Richert (2/2), Monte (9/12), Porte (3/3), Balaguer (4/8), Plantin (2/2), Prat (1/1).
Aix : Banke (14 arrêts sur 45). Casqueiro (2 buts sur 3 tirs), Ong (2/4), Loesch (0/1), Gourdel (1/1), De La Breteche (1/3), Tissot (3/3), Brouzet (5/5), Despreaux (2/5), Kalandadze (5/8), Zaepfel (1/2), Tritta (2/5), Guiraudou (3/3), Sidibé (0/1).