Boris Vallaud plaide pour un « autre chemin » dans les colonnes du « Nouvel Obs », souhaitant la « construction d’une coalition la plus large qui soit, unie autour d’un projet de gauche à vocation majoritaire dans le pays ».
Publié le 07/02/2026 10:00
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Boris Vallaud, le député des députés socialistes, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à Paris, le 19 janvier 2026. (BERTRAND GUAY / AFP)
Les dissensions à gauche se poursuivent en vue de la présidentielle de 2027. Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a affirmé, samedi 7 février, s’opposer au projet de primaire à gauche. « Telle qu’elle se dessine, elle n’est pas suffisante », a-t-il déclaré au Nouvel Obs.
« Je crois à un autre chemin : la construction d’une coalition la plus large qui soit, unie autour d’un projet de gauche à vocation majoritaire dans le pays. Avec d’autres, venus de toute la gauche, nous y travaillons », a poursuivi le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. « Il y a un préalable à tout ça : la désignation d’un candidat du Parti socialiste. Je ne laisserai personne priver les militants d’un choix qui leur revient. Le candidat des socialistes s’engagera ensuite dans cette coalition », a ajouté Boris Vallaud. La coalition « de François Ruffin à Raphaël Glucksmann », dit-il, « inventera ensuite son processus pour choisir son candidat ».
Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a participé le 24 janvier à Tours au lancement de cette primaire qui doit désigner un candidat issu du PS, des Ecologistes et des anciens insoumis comme Clémentine Autain et François Ruffin. Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, a fait savoir, depuis le mois de mai 2025, qu’il n’allait pas prendre prendre part à une primaire de la gauche.
Boris Vallaud n’a pas voulu dire s’il souhaitait être candidat dans le cadre de la coalition qu’il souhaite voir émerger. « Je vais m’appliquer ce que je souhaite pour cette coalition : commencer par le fond et les idées », a-t-il dit, ajoutant que « la gauche est orpheline d’une idée forte ». Il a également jugé « légitime » la candidature du député socialiste Jérôme Guedj, hors primaire, annoncée plus tôt cette semaine. « Mais nous devons nous garder, dans la gauche non mélenchoniste, de rejouer les gauches irréconciliables entre nous. »