Qui détermine combien vous allez payer votre pack de
lait au supermarché ?
En France, tout est affaire de
négociations, souvent féroces, entre les différents acteurs de la
chaîne alimentaire. Dans ce cas précis, mais également pour de
nombreux produits du quotidien, ce sont les rapports de force entre
producteurs, industriels et grandes enseignes de distribution qui
fixent le prix final affiché en rayon.

L’heure est justement aux discussions pour les grands acteurs de
ce bras de fer annuel. Comme le rappelle RTL,
« les deux parties ont jusqu’au 1ᵉʳ mars, date fixée par la
loi, pour s’accorder ». Malheureusement, certaines marques
adorées des Français, en particulier par les becs sucrés, ont déjà
fait les frais de la force de frappe des géants de la
distribution.

Les négociations commerciales annuelles
entre les grandes marques et les supermarchés battent leur
plein

De bons prix en rayon sont le fruit d’âpres
négociations
. Et pour parvenir à obtenir les meilleurs
tarifs, « les distributeurs utilisent la même arme, celle du
déréférencement de certaines marques récalcitrantes, en arrêtant
les commandes ». Rien de très élégant, mais c’est ainsi
que fonctionne le système actuel.

Pour faire court, certains rayons de grands magasins pourraient
ainsi se passer temporairement de produits pourtant bien connus du
grand public, notamment dans le chocolat ou la
confiserie
.

Intermarché ©
Shutterstock

Les
distributeurs recourent toujours au même levier : le
déréférencement de certaines marques jugées trop inflexibles, en
suspendant leurs commandes.

Nutella et Lindt bientôt absents des supermarchés Intermarché
?

L’année 2026 pourrait s’annoncer comme une année sous tension
pour l’industrie du chocolat. Intermarché a récemment
dénoncé la situation
, estimant notamment que « les
cours du cacao ont drastiquement chuté. Pourtant, les grandes
multinationales tentent de nous imposer des hausses de prix entre
10 % et 20 %. C’est inacceptable. »

« Pour cette raison, vous ne trouverez pas certains de ces
articles en rayon », prévient l’enseigne. D’après les
informations du journaliste Olivier Dauvers sur RTL, ce
déréférencement pourrait concerner la marque Ferrero, qui détient,
entre autres, Nutella, mais aussi Lindt. Pour le
moment, rien n’est officiellement acté. Mais les inconditionnels de
ces
deux stars des rayons
doivent s’attendre à de possibles
(mauvaises) surprises lors de leurs prochaines courses.

Pourquoi vous ne pourrez pas acheter de chocolat Lindt dans les rayons de Leclerc à Noël  © shutterstock

Malgré
la forte baisse des prix du cacao, les grands groupes réclameraient
encore des hausses de tarifs allant de 10 à 20 %, une situation que
l’enseigne juge inacceptable.

Hausse du café et du bœuf, baisse du
sucre, de la farine et du jambon

Ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle qui attend les
consommateurs. Le café,
mais aussi la viande de bœuf
, sont eux aussi concernés par de
fortes hausses de prix. En cause : la flambée des coûts de
production, les tensions sur les matières premières, les aléas
climatiques et les difficultés d’approvisionnement à l’échelle
mondiale, qui continuent de peser lourdement sur les filières.


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À l’inverse, certains produits offrent
une respiration bienvenue pour le portefeuille
. « D’autres
produits dont on sait qu’ils vont baisser ou continuent à baisser,
je vous en ai déjà parlé, le sucre, la farine ou encore le
jambon », explique Maud Descamps, chroniqueuse dans Bonjour
!, la matinale de TF1. Ici, l’amélioration des
récoltes
et la détente sur certains marchés permettent
enfin de freiner la hausse des prix, voire d’amorcer une baisse
progressive en rayon.