C’est un premier coup de théâtre dans la campagne grenobloise pour les élections municipales. Ce vendredi, Pierre-Édouard Cardinal, tête de la liste soutenue par Renaissance et le Modem, a annoncé rejoindre la liste, soutenue par LR , emmenée par l’ancien maire Alain Carignon. Une annonce faite aux côtés d’Émilie Chalas, ancienne députée macroniste, qui avait été désignée par Gabriel Attal, en mars, “cheffe de file” à Grenoble pour mener à bien les négociations et alliances dans les grandes villes.
Interrogée sur les éventuelles sanctions du parti après un tel rapprochement, elle indiquait ce vendredi matin que « la décision que nous avons prise n’appartient pas au parti mais à un collectif. Nous avons pris nos responsabilités et nous verrons ce qu’en décideront les partis. Aujourd’hui, c’est l’intérêt des Grenoblois avant tout ».
Visiblement, le rapprochement n’a pas été bien accueilli à Renaissance. Le parti annonce ce soir, dans un communiqué, que « ce choix ne correspond pas aux engagements de Renaissance. D’un commun accord, nous avons donc pris la décision d’annuler l’investiture d’Émilie Chalas comme pilote municipale à Grenoble lors de la prochaine commission nationale d’investiture, qui se tiendra mercredi 11 février. Émilie Chalas est également suspendue de ses fonctions de présidente d’Assemblée départementale de l’Isère ».
« Je n’ai agi que pour le bien du parti »
« Je prends acte de cette suspension. Je n’ai agi que pour le bien du parti et avec le soutien des militants, même si Paris n’en prend pas la mesure. Le caractère uniquement suspensif de mes fonctions laisse une chance de revenir à la raison d’ici aux municipales. Je soutiens résolument le choix du candidat PEC et il me trouvera à ses côtés avec nos militants », assure l’intéressée ce vendredi soir.