Âgés de 18 à 20 ans, les suspects ont été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à la séquestration brutale survenue ce jeudi.
La traque des ravisseurs présumés a duré moins de trois jours. Après la violente séquestration d’une magistrate grenobloise de 35 ans et de sa mère dans la nuit de mercredi à jeudi, «cinq personnes – quatre hommes et une femme – ont été interpellées et placés en garde à vue», confirme au Figaro le parquet de Lyon.
Les arrestations ont eu lieu dans la nuit de «samedi 7 au dimanche 8 février, puis ce matin vers 10 h 30 dans le secteur lyonnais», indique au Figaro une source proche du dossier. Tous seraient «âgés de 18 à 20 ans.» Parmi eux, «trois hommes auraient pris part directement au commando, tandis qu’un quatrième se serait limité à l’appui logistique, en mettant à disposition certains moyens matériels», précise notre source. «Ils auraient très vite été identifiés par les services de police qui aurait attendu le bon moment pour les interpeller. Les individus prévoyaient de partir en Espagne.»
«Rançon de 1,6 million d’euros en cryptomonnaie auprès du mari»
L’affaire avait provoqué une vive émotion dans le milieu judiciaire. Les deux femmes, kidnappées à Bourg-lès-Valence (Drome) avant d’être séquestrées dans un garage, avaient finalement réussi à s’échapper vendredi matin, profitant de l’absence de leurs geôliers. Selon le procureur de Lyon, les malfaiteurs avaient exigé une «rançon de 1,6 million d’euros en cryptomonnaie auprès du mari de la magistrate», associé d’une start-up spécialisée dans le secteur. «Aucune somme n’a été versée», avait-il précisé.
Les quatre suspects ont été appréhendés lors d’une opération conjointe menée par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), la Brigade de répression du banditisme (BRB) et la police judiciaire lyonnaise. «L’enquête se poursuit sous la direction du parquet de la JIRS de Lyon», affirme le parquet.