Quand le Vatican décide de vendre son foncier, les prix de vente s’affolent et les candidats se bousculent. Maisons historiques, domaines de prestige… le plus petit État du monde est contraint de se délester d’une partie de son patrimoine chaque année afin de financer ses activités et combler les pertes. Et le Saint-Siège possède aussi, au cœur de la cité phocéenne, des biens immobiliers qui suscitent l’intérêt.

Avec la dissolution de la congrégation de Notre-Dame de la Compassion de Marseille annoncée en juin, comme le rappelait La Marseillaise dans son édition du 26 janvier, deux propriétés ont été mises en vente par le Vatican à Saint-Barnabé (12e).

Sur les hauteurs, au 36 allée de la Compassion, d’abord. Au-dessus de l’avenue de Saint-Barnabé se trouve la Grande Compassion, une propriété de trois hectares constituée d’une bastide principale datant du XVe siècle, d’un corps de ferme avec bergerie, écuries, habitation des domestiques, chapelle, petit musée, reconstitution de la chambre du père Barthès, fondateur de la congrégation en 1845… Un domaine ! 

C’est ici, au bout de cette allée desservant des propriétés privées, qu’une résidence autonomie accueille encore une dizaine de pe…