Ce vendredi 6 février, un homme de 55 ans a asséné un coup de couteau à son ex-conjointe à Damprichard (Doubs). Placé en garde à vue durant 48h, l’homme a depuis été mis en examen pour violences aggravées avec une arme par le parquet de Montbéliard.

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Il a tenté de poignarder son ex-conjointe. Au terme d’une altercation entre deux ex-compagnons, un homme de 55 ans a blessé une femme de 40 ans à l’aide d’une arme blanche, à Damprichard (Doubs) ce vendredi 6 février.

Placé en garde à vue, l’agresseur a été déféré devant la justice ce dimanche. Peu avant midi, Paul-Édouard Lallois, le procureur de la République de Montbéliard a donné des nouvelles de l’affaire à l’occasion d’un point presse.

L’homme de 55 ans, né à Ankara en Turquie, était venu rendre visite à son ex-conjointe en fin de matinée ce vendredi 6 février. Tous deux étaient séparés et même divorcés depuis le milieu d’année dernière, nous apprend Paul-Édouard Lallois. Ils partagent notamment la garde de leur fils de 15 ans et d’un chat. Mais, selon les premières auditions, le cinquantenaire aurait des « relents de jalousie » et des ressentiments vis-à-vis de la vie que mène son ex-femme, ou la façon dont elle s’occupe de l’animal de compagnie.

L’agresseur est d’ailleurs venu pour récupérer « son chat », du moins en discuter, au domicile de la victime. Mais rapidement, le ton est monté et la discussion a dérivé vers des reproches quant à la vie amoureuse de la mère de famille. L’homme a alors sorti un « couteau rétractable » – qu’il avouera plus tard « garder avec lui dans sa poche de blouson » –et asséné un coup à la victime. Cette dernière explique lors de son audition à l’hôpital ne pas avoir compris tout de suite qu’elle avait été blessée.

Pierre-Édouard Lallois confie un extrait de l’audition de la victime : « Elle précise qu’elle sent bien une pression, mais dans l’immédiateté de l’altercation, elle ne percute pas qu’il s’agit d’une arme blanche que son ex-mari venait de sortir de sa poche. Et donc, tous deux continuent de parler. Elle lui demande à nouveau de quitter son logement, de partir. Elle va descendre à la cave de son logement, récupérer les affaires du chat et mettre son mari dehors. Et c’est une fois qu’elle a réussi à mettre son ex-mari à la porte, qu’elle va se rendre compte que son pull commence à saigner. Elle soulève son pull et elle voit effectivement une plaie importante au niveau de sa poitrine du côté gauche. »

La victime appelle alors sa meilleure amie à l’aide. Cette sapeur-pompier volontaire lui prodigue les premiers soins rapidement et contacte les services de secours. Pendant ce temps, l’agresseur est retourné à son domicile. Ce dernier est par la suite encerclé par la gendarmerie, qui finit par arrêter l’homme. Le couteau utilisé, « laissé en évidence », est retrouvé sur les lieux par les forces de l’ordre, ainsi que plusieurs « armes de type airsoft » qui sont confisquées.

Au moment de son audition, le cinquantenaire invoque « un accident » et une envie de « faire peur », mais « pas une volonté de blesser ou de tuer », selon le procureur. « Il niait même l’avoir frappée […] il était en pleurs », abonde Pierre-Édouard Lallois. « Des déclarations qui m’ont laissé assez dubitatif. Parce qu’il était plus dans un mode déclaratif de victimisation en expliquant que si la séparation se passait bien pour autant il y avait ces tensions entre eux deux. »

La victime présentait une plaie « d’une profondeur comprise entre 2 et 4 centimètres », selon le bilan médico-légal. Elle avait d’ailleurs été héliportée en urgence au CHU de Besançon. Malgré une blessure « dans une zone vitale » au niveau de l’hémithorax et un « pneumothorax de faible abondance », ses jours ne sont aujourd’hui plus en danger. Cet épisode lui occasionnera cependant 15 jours minimum d’ITT.

Ces éléments et l’audition à la fois de la victime, son amie, de l’agresseur et du fils de l’ancien couple ont mené le procureur à requalifier les faits en « violences aggravées sur son ex-conjointe avec une arme ». L’homme de 55 ans, inconnu des forces de l’ordre, encourt une peine de sept ans de prison. L’affaire sera jugée en délai différé le 7 avril 2026 à 14h devant le tribunal correctionnel de Montbéliard.

La victime n’a pas souhaité déposer plainte « en expliquant qu’elle ne souhaitait pas rajouter de la difficulté à la situation familiale un peu compliquée ». Cette mère de famille héritera de la garde totale de son enfant et de l’animal de compagnie.