Énième épisode juridique autour de l’autoroute A 69. Le collectif La Voie est libre indique avoir déposé un recours auprès du Conseil d’Etat. L’objectif : faire annuler la décision de la justice administrative qui en appel a autorisé la poursuite du chantier.

La Quotidienne Société

De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter « La Quotidienne Société ». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Ce 8 février 2026, le collectif La Voie est libre indique déposer un recours auprès du Conseil d’Etat avec « 11 corequérants ». Les opposants à l’autoroute A 69 espèrent une annulation de la décision du 30 décembre 2025. En appel, le tribunal administratif autorisait la reprise du chantier. Un chantier pourtant interrompu par le Tribunal administratif de Toulouse le 27 février 2025 estimant que la raison d’intérêt public majeur n’était pas prouvée.

Le Conseil d’Etat devra se prononcer non sur le fond du dossier mais étudiera si les décisions de justice ont été conformes. Les opposants estiment que non.  » L’absence d’étude d’alternative aurait dû être relevée par les juges de la Cour d’appel. En ignorant ce point ils ont commis une deuxième erreur de droit. Les juges d’Appel nient les avis du CNPN (Conseil national de protection de la nature) et de l’AE (Autorité environnementale), deux services d’Etat indépendants, et s’improvisent experts socio-économico-écologiques. « 

Le collectif d'opposants à l'autoroute A 69 indique avoir saisi le Conseil d'Etat ce 8 février.

Le collectif d’opposants à l’autoroute A 69 indique avoir saisi le Conseil d’Etat ce 8 février.

© capture communiqué

Pour le collectif la Voie est libre, ce nouvel épisode marque « le bout du tunnel juridique approche probablement d’ici 6 à 9 mois ». Selon les opposants : « Sauf à tordre le droit, le Conseil d’Etat n’aura d’autre choix que de mettre un coup d’arrêt à ce désastre. Le Conseil d’Etat doit nous protéger des dérives de l’A69 ! »

Les opposants n’avaient pas fait mystère de leur souhait de saisir le Conseil d’Etat. Pas de quoi préoccuper le directeur général d’Atosca, Martial Gerlinger. À la fin de ce mois de janvier il précisait : « 78% du budget du chantier a été dépensé », ce qui représente, selon son décompte, « 90% des terrassements et 97% des ouvrages d’art alors qu’actuellement 850 personnes et 350 engins travaillent sur le chantier ». La pose d’enrobé est en cours et doit se poursuivre ces prochains mois.

La mise en service reste officiellement prévue en octobre prochain. À moins qu’une nouvelle secousse ne vienne bousculer le calendrier.