Le milliardaire fondateur d’Amazon s’emploie à neutraliser la force d’opposition du grand quotidien qui s’était illustré dans le scandale du Watergate.

Donald Trump peut pavoiser. Le Washington Post, son grand «ennemi», un journal qu’il a toujours accusé d’être biaisé contre lui, vient de subir un sacré revers. Le célèbre quotidien, propriété de Jeff Bezos, le fondateur et principal actionnaire d’Amazon, a annoncé le licenciement de près d’un tiers de ses employés, dont plus de 300 des 800 journalistes. Dans la foulée, son directeur général et directeur de la publication Will Lewis a annoncé samedi son départ immédiat.

Les services Sport et Livres vont disparaître et les rubriques Internationale et Informations locales vont être considérablement réduites. Le titre va se recentrer sur la politique, la sécurité nationale et quelques autres domaines. Matt Murray, le directeur de la rédaction, a justifié cette énorme réduction d’effectifs par des difficultés financières. Le Post a perdu 100 millions de dollars en 2024 en raison, a-t-il expliqué, de la crise de la presse, de la concurrence, de l’IA… Les journalistes, eux, rejettent la faute…

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Le Figaro

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