l’essentiel
Un homme a poignardé son ex-femme ce vendredi 6 février à Damprichard, dans le Doubs, lors d’une dispute sur la garde du chat. La victime a décidé de ne pas porter plainte, l’homme a été placé en détention provisoire avant son jugement en avril.
Il était venu récupérer « son chat ». Il a fini par poignarder son ex-compagne. Une banale dispute entre ex-conjoints a basculé dans la violence dans le Doubs. Vendredi 6 février, à Damprichard, un homme a poignardé son ex-femme. Entre ce couple, divorcé depuis le début de l’année, la dispute verbale, partie d’un différend autour de l’animal de compagnie de la famille, s’est rapidement transformée en une altercation physique violente.
L’homme déclare avoir sorti « machinalement » un couteau de sa poche, « uniquement » dans l’intention « de faire peur » à son ex-femme. Il n’avait, assure-t-il, « aucune volonté de la blesser ». Au moment de porter le coup, il ajoute ne pas s’être rendu compte qu’il l’avait blessée.
La victime elle-même assure n’avoir pas eu conscience d’avoir reçu un coup de couteau sur le moment. Elle s’aperçoit seulement au moment où elle met son ex-mari à la porte que son pull est imbibé de sang. Elle contacte alors immédiatement sa meilleure amie, pompier volontaire, qui se précipite au domicile.
C’est elle qui prévient les secours. La victime est transportée au CHU de Besançon, où elle est prise en charge par les médecins. La femme écope d’une incapacité totale de travailler (ITT) de 15 jours minimum.
Une discussion sur le chat qui mène à l’agression
Prévenus des faits, les gendarmes se rendent au domicile de l’ex-mari. Ce dernier ne cherche pas à fuir et se rend immédiatement aux forces de l’ordre. Le couteau utilisé est retrouvé sur place : le suspect n’a pas tenté de le dissimuler ou de s’en débarrasser, élément que les enquêteurs ont noté dans leur rapport.
La victime a choisi de ne pas porter plainte contre son ex-mari. Elle explique qu’elle souhaite éviter d’envenimer davantage une situation familiale déjà fragilisée par la séparation et les tensions qui ont suivi. L’enfant du couple, âgé de 15 ans, a lui aussi a été entendu par les gendarmes mais n’était pas présent au moment des faits.
L’assaillant, âgé de 55 ans, né à Ankara en Turquie, n’a pas d’antécédents judiciaires, selon les premières auditions. Le cinquantenaire aurait des « relents de jalousie » et des ressentiments vis-à-vis de la vie que mène son ex-femme, ou la façon dont elle s’occupe de l’animal de compagnie.
L’agresseur est d’ailleurs venu pour récupérer « son chat », du moins en discuter, au domicile de la victime. Mais rapidement, le ton est monté et la discussion a dérivé vers des reproches quant à la vie amoureuse de la mère de famille, qui a mené à l’agression.
L’affaire envoyée en correctionnelle
Malgré la décision de la victime de ne pas porter plainte, la procédure dans les cas de violence conjugale a été déclenchée d’office.
Le procureur de Montbéliard, Paul-Édouard Lallois a choisi de ne pas retenir la qualification criminelle, qui aurait conduit l’affaire devant la cour d’assises. Le parquet retient la qualification correctionnelle. Il a été mis en examen pour violences aggravées avec une arme par le parquet de Montbéliard.
Ces chefs d’accusation exposent le prévenu, qui n’a pas d’antécédents judiciaires, à une peine pouvant aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement. Après ses 48 heures de garde à vue, l’homme a été présenté à un juge qui a décidé de le placer en détention provisoire ce dimanche 8 février. Il restera donc incarcéré en attendant son procès, prévu le 7 avril 2026 à 14 heures devant le tribunal correctionnel.