« Dans cet album, tout n’est pas complètement exact mais rien n’est rigoureusement faux… et inversement ! » L’avertissement figure dès la première page de Bubonic et vieilles dentelles (éd. Soleil). S’il ne s’agit pas d’un traité d’histoire pure et dure, cette trentième aventure de Léo Loden est une spectaculaire remontée dans le temps. Loïc Nicoloff, scénariste, et Serge Carrère, dessinateur, ont choisi de placer l’action de leur bande dessinée au XVIIIe siècle, en envoyant leur détective privé enquêter à Marseille en 1720, à l’époque de la peste. « Certainement la page la plus sombre de l’histoire de cette cité », souligne Loïc Nicoloff.
Ce retour en arrière n’est pas un coup d’essai. Après un voyage dans le temps gallo-romain avec Massilia Aeterna (tome 25), l’équipe avait envie de renouveler l’expérience. « Serge Carrère voulait dessiner autre chose : des mousquetaires, des costumes, échanger un peu le Marseille contemporain contre le XVIIIe siècle. » Une ambition toutefois plus exigeante : « Autant on avait une grande liberté créative pour Massilia Aeterna, autant l’époque de la peste est beaucoup plus documentée. »
Une enquête nourrie par les archives
Sans se revendiquer historien, Loï…