Publié le 08/02/2026 22:48

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C’est l’événement sportif de l’année aux États-Unis : le Super Bowl et ses dizaines de millions de téléspectateurs. Du sport, bien sûr, mais aussi une vitrine de l’Amérique fracturée politiquement. C’est en Californie, fief de l’opposition à Donald Trump, que se tiendra ce rendez-vous.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

D’ordinaire, c’est le rendez-vous qui met d’accord l’Amérique : le Super Bowl, sa démesure, ses rebondissements et ses actions spectaculaires. Mais à l’ère de Donald Trump, finie la communion nationale et la rupture aura lieu à la mi-temps lorsque Bad Bunny montera sur scène. Il est l’artiste le plus écouté en 2025 aux États-Unis. Un Américain né à Porto Rico et qui chante en espagnol, très critique vis-à-vis de l’ICE, la police migratoire de Donald Trump.

Cette année, le président américain n’assistera pas à l’événement, mais il a vivement critiqué ce choix. Les médias conservateurs proposeront donc un concert alternatif, à la même heure, avec une brochette de stars, surtout issues de la musique country.

Cette fracture peut-elle faire plonger les audiences ? Improbable, disent les experts qui rappellent qu’à 10 millions de dollars les 30 secondes, les spots de pub ne se sont jamais vendus aussi cher. On y croisera ce soir les acteurs Bradley Cooper et George Clooney ou encore les ex de la série Friends.

Preuve de l’engouement, les reventes de tickets atteignent des sommets à près de 20 000 dollars les mieux placés. Devant leurs écrans, les Américains consommeront plus d’un milliard d’ailes de poulet. Dans un bar de Washington, on en a fait mariner près de 10 000. « Le menu typique d’un Super Bowl, c’est ailes de poulet et bière. On va proposer les deux à volonté pour 50 dollars, en espérant ne pas sortir trop de monde sur une chaise roulante », indique Mike Egan, gérant d’un bar. La modération n’est pas un concept familier, les soirs de Super Bowl. L’an dernier, 22 millions de personnes se sont fait porter pâle au lendemain du match pour ce qu’on surnomme outre-Atlantique la super gueule de bois.