Le long de la promenade Pompidou (8e), entre le stade nautique Florence-Arthaud et la statue du David, l’humeur des commerçants est à la grisaille, tout comme le ciel de ces dernières semaines. Face aux plages du Prado, de nombreux rideaux de fer ne s’ouvrent plus, des terrasses vides prennent l’eau… Sur la place Amiral-Muselier, l’humeur est aussi maussade : les chaises en plastique s’empilent sur cette esplanade minérale. « On est tous à bout, je ne sais pas comment on arrive à rester debout », confie Fathia Hamadouche, présidente de l’association Prado plage David.
Deux ans après, la magie des JO s’est envolée, la colère, elle, est restée. « On nous a fait beaucoup de promesses. Et puis rien, encore une fois, nous sommes les oubliés de Marseille, une zone sinistrée que personne ne veut voir, pose la porte-voix de la quinzaine de…