Les constellations de satellites de connectivité web, à l’image du pionnier américain Starlink, d’Elon Musk, se multiplient. L’Union européenne avec le projet Iris2, et la France avec OneWeb, investissent l’espace avec leurs propres nuées de satellites. L’Occitanie et Toulouse sont en pointe dans le domaine.
L’information, communiquée par la Cité de l’espace à Toulouse, révèle une nouvelle étape dans la construction de la souveraineté française dans l’espace. Airbus va construire, sur son site toulousain, les 440 nouveaux satellites OneWeb, du nom de la constellation de quelque 650 satellites en orbite terrestre basse, propriété de l’opérateur français EutelSat, troisième opérateur de satellites au monde.
Lancement en 2027
Initié dès 2018, le développement de OneWeb connaît une accélération avec la signature, ce mois de janvier 2026, d’un contrat de lancement entre EutelSat et MaiaSpace. Filiale d’ArianeGroup, MaiaSpace construit un lanceur de satellites pourvu d’un premier étage réutilisable.

La chaîne de fabrication des satellites OneWeb dans les ateliers Airbus à Toulouse.
Airbus
Le lanceur léger Maia, qui décollera de l’ancien pas de tir Soyouz à Kourou, en Guyane, embarquera donc des satellites produits à Toulouse sur la chaîne de fabrication d’Airbus, qui avait déjà réalisé le tout premier. Le lancement et le placement en orbite basse sont programmés dans un an, en 2027. Comme Starlink, la constellation OneWeb est dédiée à la connexion internet haut-débit par satellites. L’Américain compte toutefois aujourd’hui 8 000 petits satellites, contre bientôt 650 au Français. Mais la bataille des satellites, qui inquiète par leur profusion autour de la Terre, ne fait que commencer.