L’information a tourné tout le week-end dans les groupes WhatsApp de parents des jeunes sportifs de l’Uspeg foot, un club amateur du 10e arrondissement de Marseille. Vendredi 6 février, un adolescent de 13 ans qui rentrait de son entraînement vers son domicile tout proche aurait été victime d’une tentative d’enlèvement.

« Il est rentré complètement essoufflé et paniqué à la maison, raconte sa mère à La Provence ce lundi 9 février, Quand il a repris son souffle, il m’a dit : « Je crois qu’on a voulu me prendre ». » Et de rembobiner : « Il était sorti du foot un peu plus tard que d’habitude. En général ils rentrent à plusieurs ou une maman me le dépose. Mais là, il s’est retrouvé seul. Il a entendu une camionnette freiner à côté de lui, la porte latérale s’ouvrir. Il a eu peur, s’est mis à courir sans se dire que c’était pour lui au début. En se retournant, il a vu un homme qui le poursuivait. Il s’est dit « Il faut que je tape mon plus beau sprint ». À un moment, il a regardé en arrière, l’homme avait fait demi-tour ».

Une plainte déposée ce lundi

Dans la foulée, les parents de l’adolescent auraient quadrillé le quartier avait de signaler les faits à la police en appelant le 17. Une plainte contre X a été déposée ce lundi 9 février dans la matinée au commissariat du 10e arrondissement de Marseille. « J’ai essayé de convaincre mon fils tout le week-end de venir avec moi mais il était renfermé. J’y suis allée seule », témoigne encore la mère de famille.

Sur Facebook et Instagram, l’Uspeg a communiqué ce dimanche soir un appel à la vigilance relatant cette tentative d’enlèvement, précisant que « par mesure de sécurité, aucun enfant ne repartira seul après les entraînements ». « Ensemble, restons unis et vigilants pour protéger nos minots. Le club prendra toutes les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité autour du stade », ajoutent les dirigeants du club.

De source policière, on confirme un signalement au 17 survenu dans la soirée de vendredi au sujet de cet épisode et un passage au commissariat ce lundi. Le quart Sud ou la brigade des mineurs pourraient être amenés à se saisir de l’enquête. Les parents de l’adolescent, eux s’interrogent sur l’absence de caméras de vidéosurveillance dans cette zone d’un quartier réputé tranquille. « On veut se battre pour avoir des caméras dans le secteur », précise la mère du jeune footballeur, qui dit avoir adressé une demande en ce sens au maire de Marseille Benoît Payan.