Comme la NBA ou la NFL, le Top 14 applique, depuis 2010, un mécanisme de salary-cap (ou plafonnement de la masse salariale) afin d’éviter que des écarts financiers trop importants ne viennent déséquilibrer durablement la compétition, et donc qu’un club aux mains d’un actionnaire très riche ne domine le Championnat. Ce dispositif a aussi l’ambition de guider les clubs vers un modèle économique durable tout en les incitant à s’appuyer sur leur centre de formation.
Doit intégrer l’assiette salary-cap l’ensemble des sommes et avantages remis ou dus à chaque joueur ou à toutes les parties associées au joueur (famille, agent, société appartenant au joueur…) par le club et par toute partie associée au club (sponsor, actionnaire…). Chaque saison, les clubs signent leur engagement à se conformer à ce règlement et à respecter l’obligation de transparence qui leur est faite de communiquer au contrôleur salary-cap tout contrat ou toute pièce relevant de ces sommes et avantages. Pour la saison 2025-2026, le plafond est fixé à 10,7 millions d’euros par club.
Après plusieurs baisses ces dernières années, le plafond sera rehaussé à 11 M€ lors de l’exercice prochain pour atteindre 11,3 M€ en 2029-2030. Cette augmentation a été justifiée par la volonté de permettre aux clubs d’avoir plus de 35 contrats professionnels et ainsi de répartir davantage le temps de jeu. Les clubs possédant des joueurs sur la liste Premium du quinze de France bénéficient de crédits internationaux compensant leur mise à disposition pour la sélection. La saison prochaine, un club ayant un joueur sur cette liste touchera 210 000 € de crédit salary-cap. Le barème sera ensuite dégressif : 202 500 € pour 2 joueurs, 195 000 € pour 3 joueurs, etc.