Malgré la mobilisation de ses enseignants-chercheurs, de ses doctorants, et de nombreux soutiens, le conseil d’administration de l’université a voté la fermeture du CDMO, plus ancien laboratoire de recherche français dans les disciplines juridiques liées au monde de la mer.
Trois jours après l’annonce de la décision, lors du conseil d’administration du 6 février, c’est toujours « un sentiment de tristesse » qui domine dans le collectif qui a défendu l’existence du Centre de droit maritime et océanique (CDMO), crée à Nantes en 1970, a indiqué Odile Delfour, membre du laboratoire, à Mer et Marine. Mais également « une grande incompréhension : nous ne comprenons pas les motivations de Nantes Université. Il n’y a eu ni concertation, ni dialogue ».
En janvier, une pétition avait été lancée pour soutenir la structure, « petite mais active », qui compte actuellement 22 titulaires, 13 doctorants, huit enseignants-chercheurs et un personnel administratif, et qui produit « des publications y compris à l’international, bénéficie d’un partenariat avec l’Agence nationale de recherche, et qui n’est pas en déficit ». La décision du conseil d’administration de Nantes Université est en tout cas venue confirmer celle du conseil académique, la semaine précédente, qui s’était prononcé en faveur de la fermeture, à une courte majorité.
« Les doctorants sont dans l’incertitude : ils savent juste qu’ils doivent suivre leurs directeurs de recherche, qui ne savent pas eux-mêmes où ils seront redéployés », précise Odile Dufour. Une situation pour le moins inconfortable pour les doctorants qui doivent soutenir leur thèse cette année, et pour ceux qui sont en début de thèse, et dont les financements ne sont pas acquis. Une chose est certaine en revanche : « Nous ne souhaitons pas être répartis dans différents laboratoires, nous voulons rester un collectif ».
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