Hojbjerg et Medina dépités, et en dessous de tout contre Paris.
/ Photo Frédéric Speich
« Un désastre », « une honte », « une faillite mentale », « on passe pour des amateurs »… La liste apparaît non exhaustive et la décence nous empêche de publier certaines réactions. Depuis la gifle inadmissible reçue à Paris, les supporters de l’OM cherchent un coupable, plongés dans un abîme de colère. Chacun y va de son diagnostic et, à ce petit jeu, personne ne trouve grâce à leurs yeux.
La direction est fustigée pour son goût trop prononcé du chamboule-tout. « Tout raser et repartir à zéro n’est pas une solution, tance Julien depuis la Haute-Savoie. On a besoin de stabilité pour avancer. » D’autres prônent une ligne plus dure et appellent à une rupture. « Je considère Longoria et Benatia comme des ennemis du club, avec un recrutement incohérent de joueurs très chers et très moyens. Ils doivent quitter l’OM », s’emporte Mehdi.
La continuité prônée à longueur de sorties médiatiques par l’état-major de la maison ciel et blanc fait aussi défaut à Roberto De Zerbi. Au fil des désillusions, l’Italien voit les rangs des opposants grossir. « Il doit dégager, tranche Lucas du CU84. Sur le papier, on a des bons joueurs, mais ils sont mal exploités avec ses compositions alambiquées. Il met tout le monde dans l’inconfort. Nous, on peut ne rien comprendre. C’est plus problématique pour les joueurs. » « On sent un entraîneur perdu, sans solution ni ressort pour contrer cette irrégularité », poursuit Julien.
« Balerdi sur le banc ! »
Et que dire des joueurs ? « Seul Timber a plutôt réussi son match », plaide Ludovic. Le reste ? Cloué au pilori, pour son admirable naufrage et son incapacité à sortir la tête de l’eau. « Tu ferais un grand coup avec Balerdi sur le banc, grince Christophe. Tu passes à quatre derrière, tu mets Greenwood à son poste et tu ajoutes un milieu offensif. Tu remets Rulli ; même avec ses pannes de cerveau, il est meilleur que l’autre (De Lange). À Paris, on aurait dit un cône de signalisation !«
Certains perçoivent, tout de même, une lueur d’espoir. Tout n’est pas (encore ?) perdu, avec cette 4e place et le quart de coupe à venir contre Toulouse. « On est toujours dans le coup. Notre adversaire, c’est Lyon », rappelle Christophe, bercé d’optimisme. Ce paradoxe va jusqu’à diviser la tifoseria marseillaise. Les groupes ne sont pas d’accord sur l’attitude à adopter. Même si le retour au Vélodrome, samedi contre Strasbourg, promet de secouer…
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