La campagne municipale à Paris bat son plein et Rachida Dati va bientôt dire au revoir à sa meilleure ennemie. LA maire de Paris Anne Hidalgo a tenu lundi son dernier Conseil dans un climat agité, marqué par le départ de la candidate LR et Renaissance partie en claquant la porte pour dénoncer son « déni » face aux violences sexuelles dans le périscolaire.
« Depuis des mois nous multiplions les interventions en séance et votre seule réponse a été « circulez y’a rien à voir » ! », a tancé Jean-Pierre Lecoq, maire LR du 6e arrondissement, avant de quitter bruyamment l’hémicycle avec la maire du 7e arrondissement et l’ensemble des élus de son groupe, dix minutes après le début des débats.
« Le silence et le déni dans lesquels s’enferme l’exécutif sont d’une gravité sans précédent. À ce jour, aucune mesure d’urgence à la hauteur de la situation n’a été prise par la majorité de gauche sortante », ont appuyé dans un communiqué les élus LR, MoDem et UDI menés par Rachida Dati, candidate aux municipales des 15 et 22 mars.
Politique de la chaise vide
La maire PS sortante Anne Hidalgo s’est insurgée contre cette « politique de la chaise vide » à son dernier Conseil de Paris qui se tient lundi et mardi, au terme de douze ans de mandat. « Peut-être que Madame Dati avait peur qu’on vienne l’interpeller sur son jugement le 16 septembre (date de début de son procès, NDLR), sur le fait qu’elle s’accroche à son poste de ministre, qu’elle n’assume pas toutes ses casseroles dans cette élection …