L’avocat de Cédric Jubillar, Pierre Debuisson, dénonce les conditions de Cédric Jubillar, placé à l’isolement depuis quatre ans, qu’il assimile à de la « torture physique et psychologique ».

Le nouvel avocat de Cédric Jubillar, Pierre Debuisson, dénonce les conditions de détention de son client, placé à l’isolement depuis plus de quatre ans, a appris BFMTV ce mardi 10 février confirmant une information de RTL.

Dans trois lettres adressées à l’avocat général, à la présidente de la cour d’assises de Toulouse et au directeur de la prison de Seysses, l’avocat pointe du doigt « une atteinte extrêmement grave à ses droits » générant « une importante dégradation de son état de santé mental et physique ». Il dénonce une « torture physique et psychologique ».

Parmi les conditions dénoncées, une absence de sommeil liée aux hurlements continus et à une lumière permanente. Selon Me Pierre Debuisson, Cédric Jubillar – condamné en première instance à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine – n’a pas connu l’obscurité depuis quatre ans et demi.

Un élément qu’une source pénitentiaire dément auprès de BFMTV. Selon cette dernière, la lumière n’est pas allumée en permanence mais des veilleuses sont allumées lors des rondes pour contrôler les cellules et s’assurer que les détenus sont présents et vivants.

Un « isolement cognitif psychologique et social » qui « piétine tous les principes de notre droit »

Me Pierre Debuisson souligne également des fouilles à nu trois fois par semaine, un « isolement cognitif psychologique et social » qui « piétine tous les principes de notre droit et ne sont pas acceptables », une absence de suivi médical, des problèmes d’hygiène et une surveillance permanente.

Cédric Jubillar : retour sur quatre semaines de procès - 19/10Cédric Jubillar : retour sur quatre semaines de procès – 19/10

L’avocat de Cédric Jubillar, affirme qu’une conversation entre lui et son client a fait l’objet d’une écoute de l’administration pénitentiaire, « une faute d’un très haut degré de gravité » pour laquelle il n’exclut pas de porter plainte.

Pour Me Pierre Debuisson, dans ces conditions, il est impossible de préparer la défense de son client en vue de son procès en appel. Il demande la fin immédiate de cette mesure d’isolement et son transfert au quartier vulnérable de la maison d’arrêt. Si l’isolement de Cédric Jubillar perdure, l’avocat menace de ne pas se rendre lui et son client au procès en appel.