Macron veut « organiser » avec le dialogue avec Poutine

Emmanuel Macron a assuré mardi 10 février qu’il voulait que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine soit « bien organisée » avec les Européens, mais sans « trop d’interlocuteurs », tout en soulignant que les premiers contacts « techniques » ont surtout confirmé « que la Russie ne veut pas la paix » pour l’instant.

Le président français a annoncé en décembre vouloir renouer des échanges directs avec son homologue russe, très largement rompus en raison de la guerre en Ukraine, et a dépêché début février son conseiller diplomatique à Moscou pour les préparer.

« Qu’ai-je obtenu ? La confirmation que la Russie ne veut pas la paix maintenant. Mais, surtout, nous avons reconstruit ces canaux de discussion à un niveau technique », a-t-il expliqué dans un entretien publié par plusieurs journaux européens, dont El Pais et Süddeutsche Zeitung.

Emmanuel Macron a de nouveau plaidé pour ne pas « déléguer » ce dialogue aux États-Unis, qui ont déjà repris les discussions avec Moscou depuis le retour au pouvoir de Donald Trump il y a un an. « Notre géographie ne va pas changer. Que cela nous plaise ou non, la Russie sera toujours là demain. Et elle se trouve à nos portes », a-t-il estimé.

Près de 150 000 personnes ont appelé l’an dernier le service de renseignement intérieur russe pour transmettre des informations, dont certaines ont donné lieu à « des opérations significatives » allant jusqu’à des poursuites pour « acte terroriste », a indiqué le FSB dans un communiqué.

La « ligne de confiance » téléphonique du puissant FSB, héritier du KGB de l’époque soviétique, a reçu en 2025 à son office central à Moscou pas moins de 68 785 messages, dont 455 contenaient des informations utiles, a-t-il détaillé. Les antennes régionales du FSB ont pour leur part reçu 77 772 messages, dont « 15 233 contenaient des informations opérationnellement significatives, les autres ayant un caractère de renseignement ou d’information », selon cette source.

Après vérification des signalements reçus en 2025, le FSB a indiqué que 18 personnes avaient été poursuivies pour « acte de terrorisme », « sabotage » et « complicité d’acte de sabotage ».

JO : Zelensky défend un athlète ukrainien

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a justifié lundi soir le port aux JO-2026 par le porte-drapeau de son pays, Vladislav Heraskevych, d’un casque arborant des photos d’athlètes tués par la Russie.

Vladislav Heraskevych a pris part lundi à Cortina à un entraînement de skeleton avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre, avant selon lui de se voir interdire de le porter.

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« Son casque arbore les portraits de nos athlètes qui ont été tués par la Russie. Le patineur artistique Dmytro Sharpar, tué au combat près de Bakhmut ; Yevhen Malyshev, un biathlète de 19 ans tué par les occupants près de Kharkiv ; et d’autres athlètes ukrainiens dont la vie a été emportée par la guerre menée par la Russie », a-t-il souligné sur Telegram.

Le CIO ne s’est pas exprimé sur cet incident à ce stade mais la charte olympique bannit en principe les manifestations jugées « politiques ».