Le tribunal de Lille (Nord) a rendu jeudi 5 février 2026 sa décision après une audience qui s’était déroulée trois semaines auparavant. Sept fonctionnaires de la Direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) de la ville avaient comparu devant la justice pour « harcèlement moral » et « menaces et actes d’intimidation ». Cinq de ces agents devaient aussi répondre de « violence en réunion », détaille La Voix du Nord .
La victime, âgée de 32 ans au moment des faits, était un collègue des fonctionnaires travaillant avec eux au siège de la direction. Celui-ci avait tenté de se suicider en 2024. Il était reproché aux mis en cause des humiliations et moqueries relatives au handicap du salarié et à ses origines réunionnaises. Certains étaient soupçonnés de l’avoir violenté. La défense a de son côté évoqué des « taquineries » et une « bousculade ».
Inéligibilité et éloignement
Le quotidien local indique que le procureur avait requis la relaxe d’un des agents et pour les autres des peines allant de trois à huit mois de prison avec sursis. Le tribunal a finalement prononcé la relaxe de trois des fonctionnaires et condamné les autres, qui ont aussi écopé d’une inéligibilité de trois ans et d’une interdiction de contact avec la victime. Cette dernière a depuis quitté la région.
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