Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, compte faire 400 à 500 millions d’euros d’économies sur la mandature s’il est élu, a-t-il déclaré mardi aux Echos.
Revendiquant sa filiation avec l’ancien maire socialiste Bertrand Delanoë plutôt qu’avec la maire sortante Anne Hidalgo, M. Grégoire entend « freiner la dynamique naturelle des dépenses, soit un effort d’économies de 400 à 500 millions d’euros sur la mandature » pour pouvoir continuer à investir 1,5 à 1,6 milliard d’euros par an.
La candidate LR Rachida Dati prévoit 600 millions à 1 milliard d’euros d’économies en six ans, contre 4,2 milliards pour Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons-Renaissance, et 9,4 milliards d’euros pour la candidate zemmouriste Sarah Knafo. Des propositions qualifiées de « surenchère fantasque » par Emmanuel Grégoire.
« une différence de stratégie financière »
Sur les dépenses de fonctionnement de l’Hôtel de Ville, il envisage « quelque 25 millions d’euros d’économies ». « Je diminuerai de moitié les enveloppes de déplacement. Les dépenses de communication seront également réduites de 30 millions. Au-delà, je vise 175 millions d’euros d’économies sur les dépenses énergétiques, 125 millions d’euros sur la simplification de l’administration et quelque 100 millions d’euros dans les achats publics », a-t-il détaillé.
Le nombre d’agents de la Ville, actuellement de 55 000, restera « globalement stable » en intégrant le recrutement de 1 000 policiers municipaux, a prévu M. Grégoire. « Mon objectif est de contenir l’évolution de la masse salariale entre + 0,5 % et + 1 % par an, ce qui est ambitieux compte tenu de l’impact du vieillissement, de l’avancement des carrières et de créations de postes », a-t-il précisé.
« 400 à 500 millions d’euros » par an
Sur la question houleuse de la dette, qui devrait atteindre 9,7 milliards d’euros fin 2026, Emmanuel Grégoire dit assumer « une différence de stratégie financière » avec la mandature actuelle.
Il compte augmenter l’autofinancement des investissements « à 75 % ou 80 % » et souhaite « tendre vers le milliard d’euros d’excédent budgétaire » en 2032, tablant sur les recettes des droits de mutation issus des transactions immobilières sans augmenter la taxe foncière. Selon une présentation du budget publiée en décembre par la Ville, la capacité d’autofinancement de la Ville s’élève toutefois déjà à 78,6 % pour 2025.
Concernant les actifs immobiliers, Emmanuel Grégoire se fixe un objectif de cession de « 400 à 500 millions d’euros » par an. Il souhaite notamment vendre le Parc des Princes, proposition qui sera soumise au Conseil de Paris.