Entre banlieue chic, campagne apaisante et quartier résidentiel
londonien, Julien Clerc a multiplié les adresses au fil des
décennies. Des souvenirs d’enfance à Bourg-la-Reine jusqu’à son
installation à Londres, en passant par une parenthèse familiale
dans le Poitou et une grande demeure à Vaucresson, le chanteur a
toujours cherché des lieux à l’image de sa vie : discrets, élégants
et profondément familiaux.
Julien Clerc : Poitou et Vaucresson, le goût du calme et des
racines
Pendant la pandémie de 2020,
alors installé à Londres avec son épouse,
l’écrivaine
Hélène Grémillon, et leur fils Léonard, Julien Clerc fait un
choix rapide : rentrer en France. Plutôt que de rejoindre Paris, le
couple préfère s’isoler près de Poitiers,
dans la maison familiale du beau-père du chanteur. Ce retour à
la campagne n’a rien d’anodin. Le Poitou fait écho à ses souvenirs
d’enfance. Il confiait à Paris Match en 2021 combien ces vacances passées là-bas
avec son père avaient marqué son imaginaire. Entre paysages
vallonnés et rythme ralenti, cette parenthèse agit comme une bulle
hors du temps, propice à la vie familiale comme à la création.
Depuis plusieurs années, la
famille possède également une
grande maison à Vaucresson, dans les
Hauts-de-Seine. Une demeure bourgeoise, entourée
d’un jardin, avec même un court de
tennis. Ici, l’artiste cultive une existence simple,
presque ordinaire. Lors d’un entretien accordé à France Bleu, il
racontait fréquenter assidûment les marchés
locaux, notamment ceux du mercredi, jeudi, samedi et
dimanche. Faire ses courses lui-même, choisir fruits et légumes,
partager ces moments avec ses enfants et petits-enfants : loin des
projecteurs, Julien Clerc revendique une forme de
normalité.
Julien Clerc : Londres, une
résidence de cœur
En 2015, le chanteur traverse
la Manche et s’installe à
Londres avec Hélène Grémillon. Pendant cinq ans, le couple vit
dans un quartier résidentiel paisible, loin des mondanités
parisiennes. Il décrit cette période comme une parenthèse presque
rêvée : sorties au théâtre, comédies musicales, vie culturelle
intense… « Nous avions l’impression d’être des touristes vivant à
deux heures et demie de Paris », expliquait-il à Paris Match.
La maison
londonienne devient alors un véritable cocon
familial. Discrète, chaleureuse, centrée sur l’essentiel. Même
après son retour plus régulier en France, Julien
Clerc a souvent évoqué Londres comme sa “résidence principale de
cœur”, un lieu où il a pu vivre une vie de famille « presque
normale ».
Julien Clerc et ses anciennes maisons entre châteaux et
métairies
Tout commence à
Bourg-la-Reine, dans une
maison en meulière des Hauts-de-Seine. C’est là que grandit le
futur chanteur, partagé entre deux foyers : la semaine chez son
père, le week-end chez sa mère dans le 14ᵉ arrondissement de Paris.
Il évoquait dans Le
Monde cette enfance structurée, rythmée par la musique, et ces
allers-retours constants qui l’ont habitué très tôt au
mouvement.
Dans les années 1970, aux
côtés de
France Gall, il découvre la vie à la campagne. Il achète
la Métairie dans l’Yonne, où il passe une grande partie de son
temps. Plus tard, il évoquera aussi le château des Gouttes, acquis
avec
Miou-Miou. Ces maisons rurales prolongent un lien
ancien avec la campagne. La ferme, les paysages, la tranquillité :
autant d’éléments qui rappellent ses étés dans le Poitou et qui
façonnent une part intime de son parcours.