Aurélie Sacchelli, Media365, publié le mardi 10 février 2026 à 17h04

L’entraîneur de l’attaque du XV de France Patrick Arlettaz, présent en conférence de presse ce mardi, se méfie du pays de Galles, même si le XV du Poireau est en grande difficulté depuis plusieurs années. Et il espère que ce match sera l’occasion d’améliorer certains aspects qu’il n’a pas aimé contre l’Irlande.

Le pays de Galles n’a plus gagné un match dans le Tournoi des 6 Nations depuis le 11 mars 2023 en Italie, enchaînant deux cuillères de bois ces deux dernières saisons. Autant dire que le XV de France s’avancera en immense favori dimanche à Cardiff, dans un stade où seulement 50 000 billets sur une capacité de 72 000 places ont été vendus. Les Bleus, qui l’avaient emporté 43-0 l’an passé au Stade de France, ne viseront rien d’autre que la victoire avec le bonus, mais le staff va se charger pendant toute la semaine d’éviter tout excès de confiance. C’est notamment le cas de Patrick Arlettaz, l’entraîneur de l’attaque, qui a fait passer le message ce mardi en conférence de presse.

Attention à la faute professionnelle !

« Les matchs internationaux, ça nécessite tout le temps d’avoir toutes ses armes car on sait à quel point c’est difficile. On ne se permettra pas de se dire parce que c’est à Cardiff… Il faut des joueurs aptes et à 100%. Voilà, c’est tout. Rien à voir avec le fait d’aller à Cardiff. Et on se méfie beaucoup de cette équipe jeune, enthousiaste, qui insuffle des séquences de jeu très longues et qui peut vraiment nous embêter. (…) Si ce match, on le prend par-dessus la jambe, ça frôle la faute professionnelle. Je ne peux pas l’imaginer un seul instant », fait savoir l’adjoint de Fabien Galthié.

Arlettaz : « Je ne suis pas pleinement satisfait de nos lancements de jeu »

Même si le XV de France s’est montré convaincant lors du match d’ouverture du Tournoi des 6 Nations contre l’Irlande, le coach de l’attaque estime qu’il y a encore certains domaines à travailler, et le match contre le pays de Galles est une bonne occasion de parfaire les automatismes. « Je ne vous le cache pas, je ne suis pas pleinement satisfait de nos lancements de jeu contre l’Irlande, jeudi dernier. En tout cas, de leur efficacité. Je le dis en étant très à l’aise. On avait 10 jours, il y avait un gros boulot à faire sur la défense, la conquête, le jeu… Je ne me plains pas mais il faut faire des choix. Donc, on a un tout petit peu moins travaillé les lancements de jeu. On les travaille davantage cette semaine pour le pays de Galles. S’ils sont toujours insatisfaisants, ça sera plus embêtant… » Les joueurs sont prévenus, ils ont intérêt à convaincre à Cardiff.