Par Yvan
Jourdan –
Publié le 10 Fév 2026 à
14:21 – Modifié le 10 Fév 2026 à 14:21
Rouges à lèvres : 60 Millions de
consommateurs dénonce huit marques populaires à éviter pour leur
composition préoccupante. Voici les noms et les alternatives.
Sortir sans rouge à lèvres ? Inimaginable pour beaucoup.
Pourtant, ce geste beauté du quotidien pourrait bien cacher
quelques mauvaises surprises. Dans son hors-série nᵒ 141 S,
60 Millions de consommateurs a analysé 12 rouges à lèvres
très répandus. Résultat : huit d’entre eux contiennent des
substances controversées, parfois ingérées quotidiennement. Un
constat qui relance le débat sur la sécurité des cosmétiques
appliqués sur les lèvres. L’association de consommateurs a pointé
la présence de composants comme le dioxyde de titane, les huiles
minérales issues de la pétrochimie, ou encore certains silicones
dans les formules testées. Des ingrédients autorisés mais
préoccupants, surtout lorsqu’ils sont appliqués sur une zone aussi
exposée que la bouche. « Ces références sont déconseillées en
raison de la présence cumulée de substances jugées peu souhaitables
dans des produits appliqués sur une zone particulièrement
exposée. »
Les 8 marques de rouges à lèvres déconseillées par 60 Millions
Les résultats de l’enquête sont clairs. Huit produits issus de
grandes marques, vendus aussi bien en grande surface qu’en
parfumerie ou dans des enseignes de luxe, sont déconseillés. La
liste publiée par 60 Millions de consommateurs comprend : Huda
Beauty – Power Bullet Matte Lipstick, Carrefour – Pro’s Hydra
Colorcreme, Lancôme – l’Absolu Rouge Cream, M.A.C – Retro Matte
Lipstick, Maybelline – les Satinnés, Nocibé – Absolute Matte,
Revlon – Super Lustrous Lipstick, Sephora – Satin. Parmi ces
produits, certains affichent une composition presque entièrement
synthétique. C’est le cas du Power Bullet Matte Lipstick de Huda
Beauty, très riche en silicones et dérivés pétrochimiques, signalé
par Top Santé.
Le Retro Matte Lipstick de M.A.C, ou encore L’Absolu Rouge Cream
de Lancôme, contiennent eux aussi de nombreuses huiles minérales,
difficiles à éliminer dans l’environnement et pouvant renfermer des
impuretés toxiques. Les tests ont révélé la présence systématique
de dioxyde de titane (CI 77891), un pigment interdit dans
l’alimentation depuis 2020 en raison de soupçons de
cancérogénicité, mais encore autorisé dans les cosmétiques, d »après
Consonews. Le
diméthicone, un silicone volatil, ou le BHT (butylhydroxytoluène),
un antioxydant soupçonné de perturber le système hormonal, sont
également fréquents dans les formules analysées.
Les ingrédients à éviter sur
l’étiquette INCI
Derrière ces formulations techniques se cachent des composants à
surveiller de près. Parmi les plus fréquemment cités : le dioxyde
de titane CI 77891 ou titanium dioxide, les huiles minérales :
paraffinum liquidum, le BHT (butylhydroxytoluène), les silicones :
dimethicone, cyclopentasiloxane…
Pour éviter de les appliquer sur les lèvres, il est recommandé
de lire attentivement la liste INCI. En outre, une vigilance qui
s’impose d’autant plus que ces ingrédients sont souvent ajoutés au
nom de la texture, de la brillance ou de la tenue. « Les
fabricants rajoutent de l’acide hyaluronique hydratant, des agents
lipidants pour nourrir, des vitamines antioxydantes, de la
poudre matifiante… », précise Marie Dehlinger, consultante
en communication scientifique.
Quelle alternative
plus saine choisir au quotidien ?
Heureusement, des alternatives plus respectueuses existent. Le
rouge à lèvres Rouge Elixir Glow de Yves Rocher est notamment cité
comme une référence mieux notée par l’association, notamment pour
l’absence d’huiles
minérales et une formulation plus naturelle.
Ce type de produit s’inscrit dans une tendance croissante vers
une cosmétique plus transparente et tournée vers des ingrédients
d’origine végétale. Pour les consommateurs attentifs à la
composition de leurs produits, privilégier des formules simples et
scruter les listes INCI reste la meilleure stratégie.