L’OM vit actuellement une période
de tension. Pour certains, l’origine des problèmes rencontrés par
l’équipe de Roberto De Zerbi remontent au départ d’Adrien
Rabiot.
Éliminé à l’ultime seconde du dernier match de la phase de ligue
de Ligue des champions, l’Olympique de
Marseille accuse le coup. Les jours et les semaines ont beau
passer depuis l’évènement, le club phocéen a bien du mal à se
remettre dans le sens de la marche. La gifle reçue dimanche soir au
Parc des Princes face au PSG (5-0),
a plombé un peu plus l’ambiance. Tandis que Roberto De Zerbi, Pablo
Longoria et Medhi Benatia sont pointés du doigt pour diverses
raisons, certains observateurs tentent d’analyser la situation.
Chroniqueur pour la chaîne L’Équipe, Jérôme Alonzo a livré sa
réflexion ce lundi. Au lendemain de la plus large défaite de l’OM
dans un « Classique », l’ancien gardien de but a estimé
que l’actuelle saison marseillaise avait pris un énorme coup dès la
fin du mercato estival, avec
la vente d’Adrien Rabiot à l’AC Milan. Arrivé à la surprise
générale à l’Olympique de Marseille à l’été 2024, le milieu de
terrain s’était fondu dans l’effectif et pris ses responsabilités
tout au long d’une première saison réussie sous les couleurs ciel
et blanc.
Mais à la suite d’une altercation avec son ancien coéquipier,
Jonathan Rowe, l’ancien du PSG a été placé sur la liste des
transferts et vendu quelques jours plus tard au Milan. Une très
lourde erreur, du point de vue de Jérôme Alonzo qui n’a pas hésité
à utiliser des mots forts. « Le départ d’Adrien Rabiot est
la plus grande erreur de management de l’histoire moderne de
l’Olympique de Marseille. La plus grande. Tu me l’expliques comme
tu veux, quelles que soient les raisons, c’est une
erreur. »
Adrien Rabiot, une absence au coût élevé pour l’OM
Et l’observateur de poursuivre. « Adrien Rabiot à l’OM.
C’était fou déjà, c’était extraordinaire. Comment tu peux, au nom
de quoi que ce soit, décider de laisser partir ce joueur pour dix
millions ? Tu as recruté, pour plus que ça, des joueurs qui ne
servent à rien. Et l’absence de Rabiot va te coûter combien ?
Chiffre-là dès aujourd’hui. » Puis Jérôme Alonzo a dit ce
qu’il aurait fait à la place des dirigeants phocéens au lieu de
saborder l’organisation du milieu de terrain avec une telle
décision.
« Ton meilleur joueur qui se bat, mais c’est l’histoire
d’un vestiaire. Si je suis manager ou entraîneur de l’OM, mon
meilleur joueur se bat, je le mets deux semaines au frais et puis
il revient. Tu lui tires un peu les oreilles et tu n’en parles
plus. Ne me faites pas croire qu’Adrien Rabiot est parti parce
qu’il s’est battu dans le vestiaire. On l’a tous vécu. Et quand
c’est ton meilleur joueur, l’un des meilleurs joueurs de Ligue 1 et
l’un des meilleurs milieux en Europe, référencé, et qui aujourd’hui
t’a changé l’AC Milan quasiment à lui tout seul, eh bien
aujourd’hui tu dois te dire : ‘OK, c’est une grosse bêtise, on
va l’assumer’. C’est une erreur qui va coûter très, très cher à
l’OM. Et beaucoup plus que dix millions. »