Instagram @karine.le.marchand
Karine Le Marchand, ici sur son compte Instagram, au mois de février 2026.
EN BREF • Karine Le Marchand a été accusée de racisme pour des propos tenus sur CNews alors qu’elle faisait la promotion d’un documentaire sur l’immigration.
• L’animatrice de M6 se défend en affirmant que ses propos ont été sortis de leur contexte et ne résume pas son discours.
• Elle envisage de porter plainte contre les personnes qui tiennent à son égard des propos injurieux.
« À tous les petits polémistes sous pseudo qui m’insultent : je ne vois pas vos messages. Je suis désolée. Puis de toute façon, je m’en fous complètement. » Ces mots, ce sont ceux de Karine Le Marchand qui, au volant (en fausse fourrure rose) de sa voiture, s’est filmée, ce mardi 10 février, pour répondre à la polémique entourant ses propos controversés tenus sur CNews la veille.
« Je vous remercie parce que vous m’avez fait gagner 500 euros, ironise-t-elle le regard face caméra, tout en conduisant. J’avais parié avec mon équipe que j’allais avoir une polémique en me rendant sur CNews. J’ai gagné. Eh bien vous voyez. Comme je ne suis pas vénale, cet argent je le remets dans l’escarcelle. »
Explications, dit-elle. Dans le cas où les députées Léa Balage El Mariky et Ersilia Soudais (respectivement des partis EELV et LFI) sont déboutées de leur saisine auprès de l’Arcom, la présentatrice vedette de M6 propose de faire don de ces mêmes 500 euros « avec plaisir » à celles et ceux qui la « pensent toujours » raciste afin de les redistribuer à l’association antiraciste de leur choix.
Karine Le Marchand sur CNews
Ce lundi, les deux élues ont annoncé sur X entamer des procédures auprès du gendarme de l’audiovisuel. En cause, une séquence survenue dans l’édition matinale de L’Heure des pros sur CNews pendant laquelle Karine Le Marchand s’est souvenue avoir pris peur à son arrivée à Paris plus jeune en découvrant « tous ces Noirs et tous ces musulmans » sortir du RER.
« Des gens qui avaient des têtes que je n’avais pas l’habitude de voir, parce qu’à Nancy j’étais la seule de mon école à avoir cette tête-là. J’ai fait : “Ah”. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu peur, parce que Paris, c’était particulier. Et après, très vite, j’ai pris l’habitude, a-t-elle concédé. Je n’ai plus eu peur des gens qui avaient des têtes étrangères. »
Ces mots, qu’elle dit être sortis de leur contexte, ne représenteraient aussi qu’un petite poignée de secondes sur les cinq longues heures de promo que lui a demandé son dernier programme, un documentaire sur l’immigration diffusé ce lundi sur M6.
« Je ne vais pas m’immoler »
« Voilà. Qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Je ne vais pas m’immoler. Je ne vais pas me pendre, continue-t-elle, toujours au volant. Si vous ne voulez pas passer pour des imbéciles, je vous encourage à lire des livres en entier, à regarder des émissions en entier, à voir le documentaire dont il s’agit, avant d’envoyer des insultes aux gens. Votre haine ne me touche pas. »
En revanche, elle n’est pas sans conséquences. L’animatrice télé dit avoir enrôlé ses équipes pour faire des captures d’écran de toutes les insultes qu’elle a reçues. « Nous allons vous poursuivre, et vous demander des dommages et intérêts. Ça ne va plus se passer comme ça », assure-t-elle, après deux ou trois exercices en vidéo pour « se sauger contre les mauvaises énergies ».
Instagram @karine.le.marchand
Karine Le Marchand, ici sur Instagram.
Le bâton de sauge dans la main, Karine Le Marchand le fait passer devant, derrière, en haut, en bas. « On va bien le faire deux fois », s’amuse-t-elle. Puis, face à l’une de ses employées qui tient la caméra, elle lance : « Ça pue un peu dans le bureau. Allez tous les haters, ils passent par la fenêtre. »