Des « barbares ». Ainsi Younes* a-t-il qualifié, sans jamais les nommer, ni les désigner, les membres du réseau de trafic de stupéfiants de la cité de Frais-Vallon qui, du 21 au 25 janvier 2026, l’ont retenu, molesté et contraint à travailler gratuitement avec son ami Kevin*. Son calvaire, le jeune homme, alors âgé de 16 ans, l’a raconté à la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône où six hommes sont jugés depuis jeudi dernier pour « séquestration », « violences » et « incitation de mineurs à vendre des stupéfiants ». Quatre d’entre eux comparaissent également pour viol.
Stoïques jusqu’ici, exception faite de rares rictus réprimés çà et là, les accusés avaient presque tous contesté les faits qui leur sont reprochés. Queue-de-cheval frisée et fine moustache, Mehdi Hadjer avait seul créé la surprise, se déclarant « coupable » des chefs retenus contre lui, à l’exception du crime sexuel. Mais que reconnaît vraiment l’homme âgé de 24 ans ? « Je reconnais avoir loué un appartement pour leur rendre service par ce qu’ils dormaient dehors. Je leur ai amené des habits, à manger, à fumer et le lendemain je les ai ramenés au point stups », affirme-t-il depuis le box. « En fait vous n’avez rien fait de …