La semaine dernière à Bruxelles, le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, a lancé une coalition avec l’Espagne et le Portugal pour défendre les régions ultrapériphériques (RUP) de l’Union européenne. Pour la France, il s’agit de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Martin. Pour l’Espagne, ce sont les Canaries. Et pour le Portugal, les Açores et Madère.

« Ces territoires font pleinement partie de l’Union européenne. Ils sont une force pour l’Europe. Ils assurent une présence européenne sur tous les océans et dans plusieurs zones stratégiques du monde. Ils contribuent à notre souveraineté, à notre sécurité et à notre influence internationale.
Cependant, leur éloignement génère des spécificités. Le coût de la vie est plus élevé. La mobilité y est complexe. Les économies locales sont plus exposées aux crises et aux aléas climatiques. L’Union européenne doit en tenir compte. Leur place doit être pleinement reconnue dans le budget européen, le cadre financier pluriannuel (CFP).

Ce budget fixe, pour plusieurs années, les priorités et les moyens de l’Union. Il doit mieux intégrer les réalités spécifiques des régions ultrapériphériques notamment sur l’agriculture. C’est l’objectif de l’instrument POSEI. Ce programme européen soutient l’agriculture et les productions locales dans ces territoires, en tenant compte de leurs contraintes particulières », a ainsi déclaré le ministre délégué chargé de l’Europe.

 

Cette « coalition » demande :

– des règles européennes plus simples, qui tiennent compte de leur situation particulière ;

– des aides européennes plus faciles à obtenir, sans démarches trop complexes ;

– un « réflexe RUP » pour s’assurer que chaque nouveau texte européen prenne systématiquement en compte la réalité de ces régions.