Très bon, samedi, face à l’Ecosse, l’Italien Tommaso Menoncello (23 ans, 35 sélections) confirme qu’il est un des centres les plus prometteurs à l’échelle mondiale. Son actuel manager à Trévise parle du futur Toulousain comme d’une perle rare.
Samedi dernier, les téléspectateurs de la rencontre Italie – Écosse ont compris, si tant est qu’il le fallait encore, pourquoi les recruteurs de Toulouse, Toulon et La Rochelle s’étaient disputés avec tant d’acharnement les services de Tommaso Menoncello (23 ans, 35 sélections, 1,87 m, 101 kg).
Dans une partie disputée sous des trombes d’eau, qui n’avait rien pour faire la part belle au jeu de ligne, le numéro 12 transalpin a fait de miettes un festin. Décalé sur l’aile gauche, le numéro 13 a signé une course digne des meilleurs ailiers pour déborder la défense et s’en aller aplatir le deuxième et dernier essai des siens (13e) : « Au début, quand le temps le permettait, nous avons montré notre jeu de mains et le rythme que nous pouvions imposer », a réagi après coup le numéro 13. A la 41e minute, il a signé un authentique exploit en solitaire : sur un ballon de récupération, il a effacé six défenseurs pour aller de ses 22 mètres à ceux de l’Écosse, en parvenant à assurer la conservation du ballon. Ses statistiques témoignent de son efficacité balle en main : en seulement six courses, Tommaso Menoncello a gagné 76 mètres et réalisé deux franchissements – sur les trois recensés au total dans la partie. Le centre a été déterminant dans d’autres registres, participant activement à la résistance italienne avec un 100 % aux plaquages (8/8) ainsi qu’un ballon gratté.
« Aussi endurant qu’un épagneul »
Un Menoncello à la fois inspiré et combatif : les supporters du Stade toulousain – avec qui le Trévisan s’est engagé bien que rien ne soit officiel – ont dû apprécier l’ouvrage. Calum Mc Rae, actuel manager de Trévise, n’a pas dû être surpris, en revanche, en voyant son protégé briller des deux côtés du terrain : « Tommy possède une véritable puissance de feu grâce à sa capacité à franchir la ligne adverse, décrivait-il, la semaine passée, chez nos confrères de Rugby Pass. Il est sans aucun doute l’athlète le plus talentueux avec lequel j’ai travaillé. Blair Kinghorn était également très athlétique mais Tommy est probablement une version plus grande et plus rapide de Hamish Watson. »
Le compliment a d’autant plus de valeur que Mc Rae a été sélectionneur à 7 : « Pour avoir travaillé avec un certain nombre d’athlètes rapides dans le rugby à 7, je sais que les qualités de vitesse ont souvent un coût en termes de « répétabilité ». Tommy est à un niveau différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à présent car il a la puissance et la vitesse, mais il est aussi endurant qu’un épagneul : il peut littéralement tenir pendant 80 minutes. Et l’une de ses plus grandes forces est qu’il est l’une des personnes les plus compétitives avec lesquelles j’ai travaillé. » Autant de qualités et un tempérament qui devraient lui permettre de s’épanouir au sein du club le plus titré d’Europe dans quelques mois.