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Le projet de transformation de l’hippodrome de la Cépière en parc urbain à Toulouse suscite des débats. François Piquemal propose un espace vert de 34 hectares avec piscine et équipements sportifs. Le budget s’élève à 80 millions d’euros.

« Un nouvel écrin vert pour Toulouse et ses quartiers populaires ». François Piquemal, candidat LFI aux municipales à Toulouse, a présenté ce mardi son « plan Grand Parc » pour l’hippodrome de la Cépière. L’objectif affiché : transformer ce site de 34 hectares en « parc fraîcheur » ouvert sur la ville, avec une piscine, des équipements sportifs, des espaces de loisirs et des usages culturels. Le projet s’inscrit, selon lui, dans une « ambition écologique » et dans un plan plus large visant à créer des îlots de fraîcheur dans les quartiers.

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Dans l’esquisse dévoilée, le parc serait organisé en plusieurs zones. À l’ouest, les infrastructures existantes seraient reconverties : maintien et rénovation des bâtiments, création d’un centre équestre et d’une ferme pédagogique, espaces de maraîchage en lien avec le restaurant, et conservation des équipements sportifs déjà présents. Au centre, des prairies et espaces ombragés doivent permettre des usages libres, « pique-niquer », « faire des barbecues », ou accueillir des événements. Une troisième partie est pensée comme « plaine sportive », avec terrains de sport et aires de jeux, et l’idée de conserver des traces de l’hippodrome, notamment une piste réemployée pour des usages sportifs.

Le projet de "Grand parc" imaginé par la liste Demain Toulouse.

Le projet de « Grand parc » imaginé par la liste Demain Toulouse.
Demain Toulouse

Le candidat assure vouloir préserver les arbres du site : « Ce site possède environ 400 arbres matures. Ils seront tous conservés. Zéro abattage, sauf pour des raisons sanitaires ou sécuritaires. » Le budget annoncé pour la transformation du parc, hors piscine, est de 80 millions d’euros. L’équipe évoque la création de « 50 emplois » et la possibilité d’intégrer une partie des salariés actuels.

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Une ouverture progressive envisagée à partir de 2028

Reste la question clé du cadre juridique. Interrogé sur l’occupation actuelle jusqu’en 2045, François Piquemal conteste l’idée d’une concession au sens strict : « C’est une convention d’occupation temporaire, ce n’est pas la même chose. » Selon lui, « on peut rompre le contrat à partir du moment où on a un projet d’intérêt public », tout en reconnaissant qu’il faudra « des indemnités, évidemment ». Ces indemnisations ne sont pas comprises dans les 80 millions annoncés, l’équipe estimant que les investissements restant à compenser seraient limités, « de l’ordre » de quelques centaines de milliers d’euros à « 2 millions » selon les échanges. Le candidat dit ne pas avoir encore échangé avec l’occupant : « On attendait de présenter de manière détaillée notre projet. »

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Sur le calendrier, l’équipe évoque une ouverture par tranches, avec une première inauguration visée « dès 2028 », et un parc « complet » à la fin du mandat. Du côté de l’hippodrome, le président Manuel Demnard avait réagi le 10 janvier en défendant « un espace qui vit » et un équipement « parmi les tout premiers en France », jugeant qu’un tel projet serait « une erreur ».