Après un nouveau tour de négociations ce mardi, Bernd Lange (S&D) a annoncé que ses exigences avaient été largement acceptées. L’Allemand se dit désormais convaincu que l’accord sera approuvé par une majorité des députés.
Le Parlement européen devrait geler la ratification de l’accord commercial avec les Etats-Unis
Les négociateurs se sont mis d’accord sur une clause suspensive, qui pourrait conduire à la réintroduction des droits de douane si, par exemple, les entreprises européennes faisaient l’objet de discrimination. En outre, une clause d’extinction a été convenue pour l’accord : le 31 mars 2028.
Les députés européens veulent également jouer un rôle plus important dans le contrôle de l’accord. Et l’UE devrait, disent-ils, réimposer des droits de douane sur l’acier américain si les États-Unis ne réduisent pas à 15 % dans les six mois leurs propres droits de douane, qui s’élèvent aujourd’hui à 50 %.
Vice-présidente de la commission du commerce, Kathleen Van Brempt (Vooruit/S&D) qualifie cet accord technique d' »avancée importante ». « Il renforce l’accord de l’an dernier sur un certain nombre de points cruciaux et il apporte plus de clarté et de prévisibilité aux travailleurs et aux entreprises d’Europe », déclare-t-elle. Les discussions se poursuivent avec la Commission européenne et le Conseil (les États membres), afin de lever « les derniers points de friction ». Car le S&D réclame davantage de transparence et des garanties supplémentaires concernant la sécurité dans l’Arctique, ainsi que des accords sur le recours à l’instrument anti-coercition de l’UE.
Que contient l’accord passé entre Trump et Von der Leyen ? « Stabilité » ou « soumission » ?
Une source assure que l’accord ouvre la voie à un vote au sein de la commission du commerce le 24 février, si les discussions se poursuivent de manière constructive.
Négociatrice pour le PPE, la Croate Zeljana Zovko qualifie l’accord d’équilibré. Il « apporte la clarté et la stabilité indispensables à nos entreprises européennes ». Son collègue Wouter Beke (CD&V, PPE) justifie les garanties ajoutées par le Parlement européen: « c’est un moyen de pression au cas où Trump lancerait à nouveau des menaces ».