Une enquête administrative, ouverte après la mort de la directrice d’école, a conclu vendredi dernier à « des défaillances institutionnelles ».

Publié le 10/02/2026 22:29

Mis à jour le 11/02/2026 06:40

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Marche blanche en hommage à Caroline Grandjean, en présence de sa veuve, Christine Paccoud, à Aurillac, le 7 septembre 2025. (JÉRÉMIE FULLERINGER / MAXPPP)

Marche blanche en hommage à Caroline Grandjean, en présence de sa veuve, Christine Paccoud, à Aurillac, le 7 septembre 2025. (JÉRÉMIE FULLERINGER / MAXPPP)

« Ce n’est pas avec de l’argent qu’on va me faire taire », répond mardi 10 février à ICI Pays d’Auvergne Christine Paccoud-Grandjean, veuve de Caroline Grandjean. Cette enseignante de 42 ans, directrice d’école à Moussages, dans le Cantal, s’est suicidée le 1er septembre 2025, le jour de la rentrée. Un peu plus tôt mardi, le ministre de l’Éducation nationale a proposé une réparation financière à la veuve de Caroline Grandjean. Une première étape pour Christine Paccoud-Grandjean, mais loin d’être suffisante. « Je hurlerai jusqu’à ce que les responsables soient reconnus », poursuit-elle. Des discussions vont s’ouvrir entre son avocat et le ministère.

« Cette compensation financière, je la reçois comme si on voulait dire ‘on va lui donner des sous à cette petite dame, et peut-être qu’elle va s’arrêter' », explique-t-elle. « Je veux qu’on nomme les responsables », affirme Christine Paccoud-Grandjean.

Caroline Grandjean n’a pas reçu un soutien suffisant de sa hiérarchie : une enquête administrative, ouverte après sa mort, a conclu vendredi dernier à « des défaillances institutionnelles ». Christine Paccoud-Grandjean a d’ailleurs porté plainte contre l’Éducation nationale pour harcèlement.

Parmi les griefs de Christine Paccoud-Grandjean, l’absence de réponse aux alertes lancées notamment par les syndicats qui ont écrit aux différents représentants de l’Éducation nationale jusqu’à trois mois avant le décès de l’enseignante, « un appel à l’aide, un appel au secours pour mon épouse », selon ses mots. « Ils avaient stipulé que la vie de l’un de leurs agents était en danger. Ce courrier est resté sans réponse de la part de la direction de l’Éducation nationale », rappelle-t-elle.