Montcenis – La médaille de la ville pour François Chirico, restaurateur bénévole des deux statues brisées
Le 5 novembre dernier, deux statues de l’église de Montcenis ont été retrouvées au sol, en morceaux , victime de vandalisme. François Chirico, chaudronnier à la retraite, s’est chargé de remettre la statue du Sacré-Cœur de Jésus et la statue de Sainte Thérèse de Lisieux sur leur piédestal.
Il a reçu dernièrement pour son intervention la médaille d’honneur de la ville de Montcenis, en présence du maire et du père De Suremain, curé de la paroisse Saint-François d’Assise.
« C’est le côté patrimonial et historique qui m’a attiré »
Amoureux du patrimoine et grand passionné de travaux manuels, le Monticinois explique que ce n’est pas le hasard qui a mené ces statues à croiser sa route. C’est une bonne âme, en l’occurrence celle de Marie-Thérèse Frizot, bénévole à l’église, qui avait entendu parler de son appétence pour la restauration d’objets.
« Dans le cas présent, c’est le côté patrimonial et historique qui m’a attiré. Les statues de l’église, classées pour plus d’une vingtaine aux Monuments historiques, sont de belles pièces, et c’est de l’art ! Ce n’est pas parce que c’est religieux que ces objets de piété doivent finir à la poubelle, comme ça peut l’être parfois suite à une dégradation », explique le restaurateur bénévole.
Autodidacte, François Chirico n’a aucune formation particulière. Il n’est ni sculpteur, ni céramiste, ni peintre, « juste très minutieux », dira son épouse. Et il en a fallu de la précision et de la patience pour refaire les yeux « de la petite Thérèse » – c’est ainsi qu’on appelle aussi Sainte Thérèse de Lisieux -, docteure de l’Église et co-patronne de la France, qui pour l’occasion a bénéficié d’une nouvelle teinture sur sa robe de carmélite.
Malgré, la charge de travail, François Chirico n’a pas souhaité être rémunéré. Il a réalisé dans le même temps que peu de ressources existent pour faire restaurer de tels objets. La satisfaction de voir ses statues reprendre leur place dans l’Église suffit à son bonheur de paroissien.
Lucette Alain (CLP)