Quelles formes d’arts seront mobilisées pour cette performance ?

Z. B. : C’est un spectacle qui utilise plusieurs médiums et plusieurs partitions. Il y a bien-sûr une partition poétique que j’ai écrite et que je vais jouer moi-même. Il y a également une partition sonore qui mélange des musiques et des textures et qui permet de raconter comment le son est déformé par ma maladie. Enfin, il y a une partition visuelle qui intégrera le sur-titrage dans une création vidéo. Tous ces aspects permettront au spectateur de se rapprocher de l’expérience d’un corps qui mue, qui vit une transformation sensorielle comme la perte de l’audition, un bouleversement intime et invisible.

Comment le public francilien pourra-t-il découvrir votre projet ?

Z. B. : Nous créerons le spectacle en novembre 2026 au Plateau Sauvage, à Paris (20e). Il y aura une dizaine de dates qui seront prochainement annoncées. 
 

Zoé Besmond sur scène en train de chanter

Crédit photo :
© Marie Charbonnier

L’aide que vous avez reçue par le biais du Budget participatif handicap vous servira-t-elle à cela ?

Z. B. : Oui, cette aide nous permettra de mettre en place les solutions techniques d’accessibilité car cela demande des moyens. Nous allons acheter le matériel pour projeter, des surfaces de projection, des logiciels… Nous sommes actuellement en train d’étudier précisément nos besoins et de déterminer quel matériel sera le plus adéquat.

À l’heure où nous nous parlons, où en est votre projet ?

Z. B. : Nous nous apprêtons à répéter pendant 4 semaines. C’est aussi un moment de création. De mon côté, je travaille sur Sourdre depuis 2023. C’est un enchaînement de projets qui m’a amené à celui-ci. Tout d’abord un album poétique de musique électronique avec Ernest de Jouy, et j’ai également écrit un recueil de poèmes, lui aussi intitulé Sourdre, qui a été sélectionné pour le Prix littéraire des lycéens de la Région. Preuve que je suis vraiment très soutenue par la Région Île-de-France (rires). C’est très réjouissant pour moi de pouvoir partager mon travail avec des jeunes, de leur proposer une œuvre poétique vivante et incarnée, qui raconte ce qu’il se passe à l’intérieur de moi et qui peut se passer à l’intérieur de chacun.