Invité de Good Morning Business ce mercredi 11 février, la directrice générale de France mutualiste, Isabelle Lebot, appelle les femmes à devenir autonome financièrement.
L’assurance-vie a fait le plein en 2025… Mais à qui profite vraiment ce placement? Invitée de Good Morning Business ce mercredi 11 février, la directrice générale de France mutualiste Isabelle Lebot a regretté la moindre appétence des femmes pour les produits financiers par rapport aux hommes. « Mesdames, prenez conscience que l’autonomie financière, c’est fondamental. (…) Il y a 60 ans, pour la première fois, les femmes ont eu droit d’ouvrir un compte bancaire », a rappelé la patronne de France mutualiste qui lance une plateforme d’éducation financière « à destination de tout le monde et notamment des femmes”.
« Quand on regarde le chiffre, on se dit ‘oui c’est bien’, mais on a de quoi s’étouffer avec le gâteau d’anniversaire puisqu’aujourd’hui, il y a encore une femme sur quatre qui n’a pas de compte bancaire », a-t-elle déploré.
Effectivement, d’après une étude publiée par France mutualiste en juillet 2025, les femmes sont moins friandes des placements risqués et plus rémunérateurs que les hommes. Par exemple, seulement 10% des femmes interrogées déclarent disposer d’un plan d’épargne en actions (PEA) contre 19% des hommes. Elles sont un peu plus nombreuses à céder à la tentation de l’assurance vie, 31%, mais cela reste encore 7 points de moins que les hommes (38%).
Les femmes plus vulnérables en cas de divorce
De fait, les femmes sont, selon Isabelle Lebot, plus vulnérables que les hommes en cas d’aléas de la vie qui peuvent les exposer à de lourdes difficultés financières.
« La femme souvent, elle remplit le frigo elle n’investit pas dans les choses qui restent. Et quand il y a un évènement un peu compliqué tel qu’un divorce, et bien elle se retrouve dans une situation un peu dramatique ».
Un tel évènement peut en effet conduire à « une perte de pouvoir d’achat de l’ordre de 24% », signale la directrice générale de France mutualiste, qui considère que les femmes ont aujourd’hui une approche trop prudente de la gestion financière. « Elles s’occupent moins de l’argent et quand elles s’en occupent, elles placent dans des placements moins risqués. Donc, de facto, elles vont avoir moins d’argent », développe-t-elle.
La boite à outils : Assurance-vie, réussir la transmission – 19/01
En témoignent les statistiques: d’après l’étude de France mutualiste, « environ trois quarts des femmes interrogées estiment que leurs connaissances financières sont bonnes lorsqu’il s’agit de “gérer un budget” (86%) » mais « plus de la moitié d’entre elles (56%) déclarent que leurs connaissances sont ‘mauvaises’ relativement aux “principes de l’investissement financier ». Autres chiffres plus parlants: seules 47% des femmes pensent “savoir précisément quelle est la différence entre l’épargne et l’investissement” tandis que 44% d’entre elles affirment “savoir qu’il existe une différence mais ne pas savoir précisément l’expliquer.”