Après plus de trois mois de marche et 3 700 kilomètres parcourus, les moines bouddhistes en marche pour la paix ont atteint le 10 février leur destination finale : la ville de Washington. Le groupe de dix-neuf religieux a traversé le pays en file indienne du Texas, où ils ont quitté le 26 octobre dernier le centre Huong Dao Vipassana Bhavana de Fort Worth, à la capitale des États-Unis, en passant par huit États.

Leur voyage a été semé d’embûches. Ils ont bravé la neige, les températures négatives, et la pluie. La BBC rappelle qu’en novembre leur véhicule d’escorte a été percuté par un camion à Houston, blessant deux d’entre eux et entraînant l’amputation d’une jambe.

Amour, bonté, compassion

Leur objectif ? “Diffuser uniquement ce message : amour, bonté, compassion et paix pour l’univers entier, et non pas haine, colère, appât du gain, illusion. Alors ce monde deviendra meilleur pour tous ceux qui y vivent”, résume l’un d’entre eux, dont la prise de parole a été diffusée par l’édition anglophone d’Al-Jazeera.

Sur leur passage, l’engouement était au rendez-vous. Dans les villes, les moines ont été accueillis par des milliers de personnes venues les soutenir, touchées par leur message. Sur les réseaux sociaux également, leur démarche n’est pas passée inaperçue : ils comptabilisent près de 5 millions de followers cumulés sur leurs pages Facebook et Instagram.

Si cette marche pour la paix n’est ni politique ni contestataire, l’écho qu’elle trouve auprès des Américains venant à leur rencontre s’inscrit dans un contexte d’importantes tensions politiques aux États-Unis, notamment autour de la politique anti-immigration du président Donald Trump.

Les moines rentreront en bus à Fort Worth, au Texas, le samedi 14 février.