Fait étonnant, les voitures électriques
sont généralement moins victimes de vols. Mais quelle est la
raison ?
Se faire voler sa voiture est sans doute l’une des plus grosse
craintes des conducteurs. Il faut dire que ce fléau est de plus en
plus répandu,
comme l’avait confirmé Coyote. En 2025, ce ne sont pas moins de
125 000 autos qui ont été dérobées en France. Soit un vol
toutes les quatre minutes en moyenne sur le territoire. Et
s’il existe de nombreux moyens de réduire les risques, les malfrats
ne reculent désormais devant rien. Malheureusement, presque tous
les modèles peuvent être pris pour cibles. Mais certains sont
cependant nettement plus épargnés que d’autres. Il s’agit
étonnement des voitures électriques. Quelle est la
raison à cela ?
Des voitures électriques moins volées
Comme le révèle Caradisiac, les
voitures 100 % électriques ne représentent que 3 % des vols en
France. En face, les motorisations thermiques concentrent 54 % des
vols déclarés et les hybrides suivent avec 36 % des cas. Mais
pourquoi ? Cette différence s’explique d’abord par la
technologie embarquée. Les
autos zéro-émission intègrent en effet des systèmes de sécurité
particulièrement avancés. Certes, le piratage des
clés sans contact demeure possible, mais les constructeurs
compensent cette faille par des dispositifs de géolocalisation.
Mais également des systèmes de surveillance particulièrement
sophistiqués, comme le mode Sentinelle chez Tesla. En cas de vol, le
véhicule peut être localisé rapidement, parfois en quelques
minutes. Et ce n’est pas tout, car certains fabricants vont encore
plus loin. Ces derniers peuvent par exemple bloquer la voiture à
distance grâce à une intervention logicielle. Et forcément, cette
capacité réduit fortement l’intérêt d’un vol
organisé. Car un véhicule immobilisé à distance perd
immédiatement toute valeur pour un réseau criminel. Les malfaiteurs
privilégient donc des cibles plus simples à exploiter. Mais ce
n’est pas la seule raison non plus, et une autre est aussi
évoquée.
De nombreux obstacles
On le sait, les filières de revente parallèle recherchent avant
tout des pièces mécaniques faciles à démonter et à
écouler. Moteurs thermiques, boîtes de vitesses ou éléments de
carrosserie trouvent preneur sans difficulté. Les voitures
électriques, en revanche, ne disposent pas de ces composants
traditionnels. Et ce n’est pas tout, car leur moteur et leur
onduleur comportent des marquages numériques complexes. Ces
éléments nécessitent des compétences techniques
pointues pour être réutilisés. Or, peu de réseaux disposent des
connaissances nécessaires pour les reprogrammer ou les adapter à un
autre véhicule.
Et sans surprise, cette barrière technologique freine fortement
les tentatives de revente. Reste la batterie haute
tension, pièce maîtresse et composant le plus coûteux.
Pour mémoire, cette dernière représente environ 40 % de la valeur
totale du véhicule. Sur le papier, elle pourrait donc tout à fait
séduire les voleurs. Dans la pratique, son poids important
complique toute opération rapide. Sa manipulation présente aussi
des risques électriques sérieux pour des personnes non formées. Le
butin devient alors encombrant et dangereux et est donc délaissé
par les malfrats. Surtout qu’ils sont déjà beaucoup à faire avec
les autos thermiques. Et tout particulièrement les Renault Clio et
autres Peugeot 208, sans oublier le Toyota
RAV4.
Ces derniers font partie des modèles les plus dérobés en France,
et ce depuis plusieurs années déjà. Il est donc très important de
prendre diverses mesures, comme investir dans un
antivol, par exemple.