Menaces de mort, appels téléphoniques malveillants, harcèlement moral et complicité de dégradation du bien d’autrui par moyen dangereux : c’est le cocktail chargé pour lequel Sehmus C. était renvoyé devant le tribunal judiciaire de Marseille ce mercredi 11 février.
Sur le banc des victimes, une fois n’est pas coutume, une avocate. Qu’on imagine terrorisée mais qui se tient droite dans ses bottes, quand bien même le cabinet qu’elle partage dans les quartiers Nord avec une autre consœur du Barreau de Marseille a failli partir en fumée dans la nuit du 30 au 31 janvier dernier.
« Premier avertissement. Taille-toi »
Deux jours auparavant, la robe noire avait informé le centre de détention de Tarascon que depuis plusieurs mois, l’un de ses locataires l’ensevelissait tous azimuts sous les messages malveillants. Via les réseaux sociaux, par SMS ou sur sa messagerie téléphonique, cet ancien client de 36 ans, manifestement pris d’une fureur monomaniaque lui promettait pis que pendre dès lors qu’il serait revenu à Marseille. Jusqu’à ce que l’avocate ne découvre les stigmates d’un incendie sur la porte d’entrée de son cabinet au matin du 31 janvier, un nouveau message lourd de sens : « Premier avert…